Edward Hopper - Baladiffusion “La Voix du Savoir”
Edward Hopper(22 juillet 1882 - 15 mai 1967) est un peintre réaliste américain.
Il fut principalement connu pour ses descriptions de la solitude, frissonnantes de réalisme, dans la vie contemporaine des Américains.
Biographie
Hopper entre à la New York School of Arts, où il suivra des études d’illustration puis de peinture, et où il sera l’élève de l’artiste Robert Henri, qui encourage ses étudiants à peindre de manière réaliste la vie urbaine et à « susciter des remous dans le monde ». Certains d’entre eux formeront plus tard le mouvement de l’Ash Can School. Au terme de ses études en 1906, Hopper entreprend des voyages en Europe notamment en Angleterre, aux Pays Bas, en Allemagne et en Belgique, bien qu’il séjourne la plupart du temps à Paris. En 1908, il s’installe définitivement à New York où il devient dessinateur publicitaire puis illustrateur. A cette époque il ne peint que rarement, la plupart du temps en été. 1909 est aussi l’année de sa première exposition en collaboration avec d’autres élèves de Henri à l’Harmonie Club de New York. S’en suit de nombreuses remises de prix comme l’Ada S. En 1924 il se marie avec Joséphine Verstille Nivison. Puis il est élu membre du National Institute of Arts and Letters en 1945, en 1953 il reçoit notamment le titre de « Doctor of Fine Arts » de l’Art Institute de Chicago. Hopper meurt en 1967, dans son atelier près de Washington Square, à New York. Sa femme, le peintre Josephine Nivison, qui est décédée dix mois plus tard, a légué son œuvre au Whitney Museum of American Art. D’autres œuvres importantes se trouvent au MoMA de New York et au Art Institute de Chicago.
Œuvres
En 1925, il peint House by the Railroad, qui marque le début de sa maturité artistique. C’est la première d’une série de scènes urbaines et rurales combinant lignes fines et larges, baignées d’une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège. Les sujets sont empruntés à la vie quotidienne des Américains : stations service, motels, voies ferrées, rues désertes. Dans Nighthawks (1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d’un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes.
On retrouve dans ses scènes rurales de la Nouvelle-Angleterre, comme Gas (1940), la même mélancolie. Dans les sujets qu’il choisit, Hopper se rapproche d’un de ses contemporains américains, Norman Rockwell. Mais tandis que Rockwell glorifie l’imagerie des petites villes américaines, Hopper y dépeint la même solitude que dans ses scènes urbaines. Ici aussi, son travail repose sur de grands espaces vides, représentés par une station-service isolée au bord d’une route de campagne, et le fort contraste entre la lumière naturelle du ciel, tamisée par la forêt, et les néons blafards venant de l’intérieur de la station-service.
Extrait de l’article Edward Hopper de Wikipedia
Publié par
Lesia Pietri le 12 mars 2007


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