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Naissance : 24 octobre 1932 Paris
Décès : 18 mai 2007 (à 74 ans) Orsay
Nationalité : Française
Profession : Physicien (Prix Nobel de physique)
Pierre-Gilles de Gennes, né le 24 octobre 1932 à Paris, mort le 18 mai 2007 à Orsay, était un physicien français, prix Nobel de physique en 1991 « pour avoir découvert que des méthodes développées pour l’étude des phénomènes d’ordre dans les systèmes simples peuvent être généralisées à des formes plus complexes de la matière, en particulier aux cristaux liquides et aux polymères liquides ». Ses travaux ont généré de très nombreuses études relevant tant de la physique et de la physico-chimie fondamentales que des sciences appliquées.
Biographie
Il naît à Paris d’un père médecin et d’une mère infirmière, il perd son père à l’âge de 9 ans et passe son enfance à Barcelonnette dans les Alpes de Haute-Provence suite à des problèmes pulmonaires. Sa mère assure son éducation à la maison jusqu’à l’âge de onze ans. Il commença ses études supérieures à l’École normale supérieure de Paris et en sortit en 1955. Il travailla ensuite comme ingénieur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique. Il obtient en 1957 son doctorat ès sciences : sa thèse porte sur les aspects théoriques de la diffusion des neutrons dans les milieux magnétiques. De 1961 à 1971, Pierre-Gilles de Gennes est professeur à la Faculté des sciences d’Orsay et en 1971, il est nommé professeur au Collège de France. C’est à cette période qu’il s’oriente vers la chimie.
Il poursuit des travaux remarquables sur les phénomènes d’ordre dans des milieux complexes. L’importance de ces travaux lui vaudra d’être nommé Membre de l’Académie des sciences en 1979 et d’être reconnu comme l’un des pionniers de ce que lui même désigne souvent comme la physico-chimie de la matière molle. En 1980, il reçoit la médaille d’or du CNRS. Ses contributions marquantes dans des domaines très variés (magnétisme, supraconductivité, cristaux liquides, polymères, mouillage etc.) lui ont valu le prix Nobel de physique en 1991.
Ce scientifique d’exception a été le premier à s’attaquer à des problèmes de transition ordre-désordre dans des matériaux aussi complexes que les polymères, les gels, les cristaux liquides et plus récemment la matière granulaire.
Directeur honoraire de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, Pierre-Gilles de Gennes déteste les barrières qui entravent la quête de la connaissance. Partisan de l’interdisciplinarité, sensible aux applications industrielles, ce professeur au Collège de France passe d’un sujet à l’autre avec un égal bonheur. Il a rejoint l’Institut Curie pour aborder le domaine des systèmes du vivant et la compréhension des mécanismes cellulaires, en particulier ceux intervenant dans la mémoire.
À côté de cette activité de recherche du plus haut niveau, Pierre-Gilles de Gennes consacre une part importante de son temps à l’enseignement et à partager avec les jeunes de très nombreuses écoles et lycées, son enthousiasme pour la recherche scientifique. Après son prix Nobel, il visitera ainsi plus de 200 lycées en France. Il était un grand pourfendeur de la langue de bois ou du langage académique, il n’hésitait pas à critiquer les écoles ou les institutions portées uniquement sur la théorie, recommandant ainsi aux professeurs de l’Éducation nationale de faire des stages en entreprises ou ne trouvant pas l’enseignement de Polytechnique assez pragmatique.
Il a également reçu le 24 janvier 2007 la Mention Spéciale Enseignement Supérieur du Prix Roberval pour le livre Gouttes, bulles, perles et ondes coécrit avec David Quéré et Françoise Brochard-Wyart.
Adepte de la pluridisciplinarité, et prônant le rapprochement de la recherche et de l’industrie, il débutera à 70 ans, des recherches en biologie à l’Institut Curie.
Le lycée technologique de Digne-les-Bains porte ainsi son nom depuis 1998 et Pierre-Gilles de Gennes a aussi inauguré une place ainsi qu’un terrain de jeux à son nom, à Orsay, sa ville d’adoption, le 9 décembre 2006.
Pierre-Gilles de Gennes est mort le 18 mai 2007 à l’âge de 74 ans.
23 mai 2007

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Pierre Dac
Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.
André Isaac dit Pierre Dac (né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne et mort le 9 février 1975 à Paris) était un humoriste et comédien français.
Parcours
D’origine modeste, Pierre Dac vivra, après la « Grande guerre », de petits métiers sur le pavé parisien.
Dans les années 1930, il devient chansonnier au cabaret de la Lune rousse, à Montmartre; Sarvil lui écrit de nombreux textes pour ses spectacles.
En 1938, il fonde L’Os à Moelle, organe officiel des loufoques, une publication irrégulière et humoristique au nom inspiré par Rabelais et par son père boucher (le mot loufoque vient de l’argot des bouchers, le louchébem, et signifie fou).
Il a pour collaborateurs le chansonnier Robert Rocca, les dessinateurs Jean Effel, Moisan, etc.
Dès son premier numéro il annonce la constitution d’un « Ministère loufoque », dont les portefeuilles ont été distribués « au Poker Dice ». Ses petites annonces vendent de la pâte à noircir les tunnels, des porte-monnaie étanches pour argent liquide, des trous pour planter des arbres, etc.
Le monde de cette époque pratiquant un style différent de loufoquerie, le journal disparut en mai 1940.
Il reparaîtra épisodiquement, sous la férule du maître, vers 1965, avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne (Les romanciers savent plus causer français en écrivant).
Devenu l’humoriste des émissions en français de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des chansons à la mode pour brocarder le gouvernement de Vichy. On lui doit le slogan célèbre : « Radio Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » sur l’air de la Cucaracha, chant révolutionnaire d’Amérique latine.
Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio-Paris, s’en prend aux Juifs français réfugiés à Londres, pour qui la France ne compterait pas, Pierre Dac, dans un discours lapidaire, répond que son frère, décédé au front lors de la Première Guerre mondiale a bien sur sa tombe l’inscription « mort pour la France », alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Cette réponse fut prémonitoire : Henriot sera abattu par la résistance 15 jours plus tard.
Après la guerre, il forme avec Francis Blanche un duo auquel on doit de nombreux sketches (dont l’hilarant Sar Rabindranath Duval, et un feuilleton radiophonique, diffusé de 1956 à 1960 sur Europe 1, Signé Furax auquel la France entière est suspendue. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série Bons baisers de partout (740 épisodes), une hilarante parodie des séries d’espionnage des années 1960, diffusée sur France Inter.
Il a été surnommé par certains le « Roi des Loufoques », par son aptitude à traquer et créer l’absurde à partir du réel. Son texte Le biglotron fut souvent cité par les amateurs de dépédantisation. Une de ses inventions majeures, le Schmilblick, « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! ». Le mot Schmilblick sera repris par Guy Lux pour un jeu télévisé, puis par Coluche pour une parodie de ce jeu restée célèbre.
En 1965, il se déclare candidat à la présidentielle de 1965, soutenu par le MOU (Mouvement ondulatoire unifié). A la demande de l’Élysée, l’ancien résistant renonce et abandonne sa campagne.
Malgré le succès, Pierre Dac était resté un homme modeste, presque effacé. Il est mort dans la plus grande discrétion. La mort, avait-il dit, c’est un manque de savoir-vivre.
Citations
Quelques-unes de ses citations :
* Né à Delhi, de petite taille et d’un caractère paisible, c’était un nain doux.
* Ô lac! Suspends ton vol et me donne un baiser. ( Lamartine cité de mémoire )
* Le Sar dine à l’huile. (Cf. sketch cité plus haut)
* Celui que la fumée n’empêche pas de tousser et que la toux n’empêche pas de fumer a droit à la gratitude de la Régie française des Tabacs.
* Il est démocratiquement impensable qu’en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout.
* Si la fortune vient en dormant, ça n’empêche pas les emmerdements de venir au réveil.
* La constipation, c’est quand la matière fait cale.
* Ceux qui pensent à tout n’oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n’ont rien à oublier.
* Le sarcastique et prophétique proverbe qui dit : « Rira bien qui rira le dernier » gagnerait à être ainsi modifié : « Quand celui qui rit le dernier a bien fini de rire, personne ne rigole plus ».
* Quand on ne travaillera plus les lendemains de jours de repos, la fatigue sera enfin vaincue.
* Psychanalyse : Il faut tuer le père, mais on ne doit pas piétiner le cadavre.
* Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir.
* Entre une semelle de crêpe et un double-crème il n’y a que la différence qui existe entre les choses qui n’ont aucun rapport entre elles.
* L’orgue de Barbarie est à la figue du même nom ce que la trompette bouchée est au cidre.
* Rien de ce qui est fini n’est jamais complètement achevé tant que tout ce qui est commencé n’est pas totalement terminé.
* Tranquillement suspendu la tête en bas au fond de la grotte, un chauve sourit. (note manuscrite non utilisée)
* Ce n’est pas parce que l’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.
et, pour conclure :
* Avec le mot « si » on peut faire tout ce qu’on ne peut pas faire.
Proposition de publicité (non retenue)
* De la pomme au rectum, un seul savon, CADUM.
Bibliographie
* Arrière-pensées et maximes inédites
* Essais, maximes et conférences
* Les meilleures petites annonces de l’Os à moelle
* Les Pensées
* Du côté d’ailleurs…
* … et réciproquement

* Une partie des épisodes de Signé Furax ont été repris en CD : Le Boudin sacré, Le Gruyère qui tue et La Lumière qui éteint chez EPM.
Ponctuations musicales : Orchestre symphonique de Fulda
22 mai 2007

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Edward Hopper(22 juillet 1882 - 15 mai 1967) est un peintre réaliste américain.
Il fut principalement connu pour ses descriptions de la solitude, frissonnantes de réalisme, dans la vie contemporaine des Américains.
Biographie
Hopper entre à la New York School of Arts, où il suivra des études d’illustration puis de peinture, et où il sera l’élève de l’artiste Robert Henri, qui encourage ses étudiants à peindre de manière réaliste la vie urbaine et à « susciter des remous dans le monde ». Certains d’entre eux formeront plus tard le mouvement de l’Ash Can School. Au terme de ses études en 1906, Hopper entreprend des voyages en Europe notamment en Angleterre, aux Pays Bas, en Allemagne et en Belgique, bien qu’il séjourne la plupart du temps à Paris. En 1908, il s’installe définitivement à New York où il devient dessinateur publicitaire puis illustrateur. A cette époque il ne peint que rarement, la plupart du temps en été. 1909 est aussi l’année de sa première exposition en collaboration avec d’autres élèves de Henri à l’Harmonie Club de New York. S’en suit de nombreuses remises de prix comme l’Ada S. En 1924 il se marie avec Joséphine Verstille Nivison. Puis il est élu membre du National Institute of Arts and Letters en 1945, en 1953 il reçoit notamment le titre de « Doctor of Fine Arts » de l’Art Institute de Chicago. Hopper meurt en 1967, dans son atelier près de Washington Square, à New York. Sa femme, le peintre Josephine Nivison, qui est décédée dix mois plus tard, a légué son œuvre au Whitney Museum of American Art. D’autres œuvres importantes se trouvent au MoMA de New York et au Art Institute de Chicago.
Œuvres
En 1925, il peint House by the Railroad, qui marque le début de sa maturité artistique. C’est la première d’une série de scènes urbaines et rurales combinant lignes fines et larges, baignées d’une lumière crue et sans concession, dans laquelle les figures humaines, isolées, semblent être prises au piège. Les sujets sont empruntés à la vie quotidienne des Américains : stations service, motels, voies ferrées, rues désertes. Dans Nighthawks (1942, Art Institute of Chicago), son œuvre la plus connue, des clients esseulés sont assis au comptoir d’un diner dont les néons contrastent brutalement avec les ténèbres environnantes.
On retrouve dans ses scènes rurales de la Nouvelle-Angleterre, comme Gas (1940), la même mélancolie. Dans les sujets qu’il choisit, Hopper se rapproche d’un de ses contemporains américains, Norman Rockwell. Mais tandis que Rockwell glorifie l’imagerie des petites villes américaines, Hopper y dépeint la même solitude que dans ses scènes urbaines. Ici aussi, son travail repose sur de grands espaces vides, représentés par une station-service isolée au bord d’une route de campagne, et le fort contraste entre la lumière naturelle du ciel, tamisée par la forêt, et les néons blafards venant de l’intérieur de la station-service.
Extrait de l’article Edward Hopper de Wikipedia
12 mars 2007

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Noël est une fête religieuse chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus-Christ, commémorée par des offices religieux spéciaux, des échanges de cadeaux et de voeux. Noël est aussi un jour férié dans de nombreux pays de tradition chrétienne, qui tombe le 25 décembre dans les pays de tradition catholique ou protestante, et le 7 janvier dans les pays de tradition orthodoxe.
Le mot
Noël, (vers 1112) est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (relatif à la naissance). L’”o” de Noël vient de la dissimilation des deux “a” de natalis et le tréma (1718) note la diérèse.
Antériorité
Bien avant le christianisme, l’époque du solstice d’hiver était déjà une période charnière de l’année, qui regroupait de nombreuses croyances relatives à la fertilité, la procréation et à l’astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Mais à part la fête chrétienne, aucune des fêtes décrites ci-après n’a porté le nom de « Noël », même si certaines croyances pré-chrétiennes ont continué à être pratiquées au moment de Noël après l’apparition du mot.
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.
La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant dans son giron l’enfant Horus. Certains y voient une préfiguration de la Vierge Marie, tenant sur ses genoux l’enfant Jésus.
La fête juive de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé “Kislev”, au voisinage du solstice d’hiver. Le premier Livre des Macchabées, conservé par le canon chrétien, insiste sur l’importance de cette date et de cette célébration.
Les Romains fêtaient les Saturnales : du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s’offraient toutes sortes de cadeaux. Le calendrier julien, réformé par Jules César, cherche à stabiliser l’équinoxe de printemps au 25 mars et le solstice d’hiver au 25 décembre. Sous l’empire romain, le 25 décembre devint la fête du “soleil invaincu” avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.
Quand Jules César créa le calendrier julien, le solstice d’hiver fut fixé au 25 décembre. Mais la légère erreur du calendrier julien fit progressivement avancer solstices et équinoxes : au moment du Concile de Nicée, le solstice tombait le 21 décembre, mais la Fête de la Nativité fut maintenue au 25 décembre, neuf mois après l’Incarnation, le 25 Mars. En 354, le 25 décembre devint ainsi la date de la naissance de Jésus Christ, le 1er janvier, huit jours après la Nativité, la date de la Circoncision et le 2 février, quarante jours après Noël, celle de la Purification de la Vierge (Chandeleur). En 1582, le calendrier grégorien remit le solstice, qui avait continué d’avancer jusqu’au 11 décembre, au 21 décembre, pour respecter les décisions du Concile de Nicée et la réalité des saisons.
Célébration de la Nativité de Jésus-Christ
Pour les chrétiens, elle commémore la naissance de Jésus de Nazareth qui selon la tradition serait né à Bethléem le 25 décembre de l’an 1 av. J.-C. (puisque l’année 1 est celle de son premier anniversaire et qu’il n’existe pas d’année 0).
C’est le pape Libère qui, en 354, aurait fixé la naissance de Jésus au 25 décembre et codifié les premières célébrations pour promouvoir l’essor du christianisme tout en assimilant les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d’hiver.
Avant lui, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour que l’adoration des mages (épiphanie ou “manifestation du Seigneur”) et le baptême dans le Jourdain : le 6 janvier. L’Église apostolique arménienne est la seule Église à perpétuer aujourd’hui cet usage des premiers siècles. Quant aux Églises orthodoxes, elles fêtent Noël le 25 décembre et le baptême du Christ le 6 janvier.
Voici un extrait d’un texte de Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras (16 décembre 2004) à propos de la fête de Noël :
« Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit. »
Pour noter cette naissance d’un Dieu parmi les hommes, les chrétiens disent que Jésus-Christ est l’Emmanuel, mot hébreu qui signifie “Dieu parmi nous”.
Origines de la fête
Le solstice d’hiver était célébré bien avant que ne naisse le christianisme : les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 24 décembre et pendant ce temps de bascule vers l’an neuf, les esclaves devenaient les maîtres et inversement. Ils fêtaient également la naissance du soleil invaincu au solstice d’hiver (vers le 21 décembre en Europe) qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Venu de Perse, ce culte de Mithra s’est répandu au ive et iiie siècles av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d’un taureau, le Sol Invictus (Soleil Invaincu) correspondant à la naissance du jeune dieu solaire, qui était censé surgir d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né. La fête des Sigillaires, « ancêtre » de la Saint-Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre. Lorsque Jules César réforme le calendrier, le solstice d’hiver tombe un 25 décembre. Mais le calendrier du mathématicien Sosigène d’Alexandrie (calendrier julien, avec des années de 365 jours et une année bissextile tous les quatre ans) était imprécis car il donnait onze minutes en trop tous les ans. Le temps passant, le décalage devient de plus en plus visible. En 325, on constate lors du Ier concile de Nicée qui fixe la date de Pâques, que l’équinoxe qui se déroule le 21 mars aurait dû tomber le 25 mars, faute au décalage non pris en compte dans le calendrier julien.
En Norvège, au xe siècle, le roi Håkon den Gode aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l’hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêté en même temps que le Noël chrétien [1].
En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger le calendrier julien et le remplace par le grégorien, plus précis : il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l’équinoxe de printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582 mais ne veut pas corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au Concile, mais contrairement à la fête païenne romaine.
Symboles contemporains
Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles de Noël.
Les symboles spécifiquement catholiques
• La crèche est une mise en scène de la naissance de Jésus telle qu’elle est présentée dans le Nouveau Testament : sur une table, ou à même le sol, on bâtit une étable miniature dans laquelle on dispose des personnages (en terre cuite souvent) représentant les parents de Jésus et les bergers réunis autour du nouveau-né. La première crèche aurait été réalisée par François d’Assise en 1223 à Greccio, en Italie ; il s’agissait alors d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels. Depuis le xviiie siècle, la tradition de la crèche s’est perpétuée dans tout le monde catholique, et particulièrement en Provence où des personnages nouveaux ont été ajoutés, les santons, qui représentent les métiers traditionnels ou des scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de l’époque du Christ, sont représentés en route vers cette même étable, mais on ne célèbre leur arrivée qu’à l’Épiphanie.
• La messe de minuit, messe du 24 décembre au soir, au cours de laquelle on célèbre la Nativité de Jésus-Christ, c’est-à-dire sa naissance. Traditionnellement elle commençait à minuit ; aujourd’hui elle a lieu de plus en plus souvent en début de soirée.
• L’Avent, période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Traditionnellement, les chrétiens allument une bougie le premier dimanche, puis une de plus chaque dimanche suivant, symboles de la lumière qui va renaître le soir de Noël. De cette période est née la tradition du calendrier de l’Avent : cela consiste, dans une grande planche en carton prédécoupée, à ouvrir des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu’à Noël (24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l’Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie (version païenne).
Les autres symboles
• La veillée de Noël, soirée du 24 décembre qui, pour les catholiques, est coupée par la messe de minuit.
• Le Père Noël, personnage allégorique représenté par un vieil homme barbu chargé d’apporter des cadeaux aux enfants. Il est entouré de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, etc. S’il était à l’origine coloré en vert ou en rouge, c’est une marque de soda américaine qui a rendu universel l’habit actuel entièrement rouge et blanc, qui avait été popularisé par les illustrateurs de la fin du xixe siècle. Il est inspiré (entre autres) du saint Nicolas chrétien et de Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver (« jul », en norvégien « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d’hiver) et aidait aux travaux de la ferme.
• les cadeaux de Noël, présents que l’on échange le jour de Noël avec les personnes réunies sous le même toit, et dans les jours qui suivent avec la famille et les amis proches. Ces cadeaux sont bien emballés dans des papiers aux motifs colorés. Ils sont ouverts le matin de Noël, ou parfois à la fin de la veillée de Noël. Pour les enfants, ces cadeaux sont essentiellement des jouets, et Noël est la période où les marchands de jouets réalisent l’essentiel de leurs ventes.
• Les décorations de Noël, aussi bien à l’intérieur des habitations que dans les rues, qui donnent un air de fête. Elles sont souvent lumineuses pour pouvoir être allumées dès la nuit tombée.
• Le sapin de Noël, toujours présent à l’intérieur des habitations, est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux de Noël dans les familles. Le premier arbre de Noël serait apparu en Alsace en 1521. En fait la tradition d’un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d’hiver. Les Scandinaves faisaient de même pour la fête de Jul, qui avait lieu à peu près à la même date que Noël. L’installation de cet arbre sera d’ailleurs considéré comme une pratique païenne jusqu’au milieu du xxe siècle par l’Église catholique. Au contraire les Protestants l’adopteront dès la Réforme de 1560 comme symbole de l’arbre du paradis.
• Le repas de Noël, avec la dinde de Noël et la bûche de Noël, repas festif du jour de Noël (le 25 décembre). La bûche de Noël est un dessert en forme de petite bûche ; souvent c’est un gâteau roulé recouvert de crème au chocolat, parfois il s’agit d’une glace. Cette bûche rappelle la tradition ancienne de mettre dans le feu une grosse bûche au début de la veillée ; cette bûche avait été choisie pour sa taille et sa qualité car elle devait brûler pendant toute la veillée.
• Le marché de Noël, qui précède Noël. Il se compose de petites échoppes habituellement en bois et construites pour l’occasion, qui proposent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent artisanaux. En France, la tradition des marchés de Noël, vivante dans l’Est (Alsace), s’est répandue dans le reste du pays au cours des années 1990.
Aspects sociologiques et économiques
Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l’interprétation religieuse.
Noël devient donc, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d’une même famille se retrouvent et s’échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l’arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l’arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d’une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël ; etc. Ce rituel se retrouve également à l’échelle d’une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des rois, qui fête l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus.
Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui particularisent leur fête religieuse par l’ajout d’une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.). Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Desmeuzes diffusé en 1998.
Si toutes les religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d’exister, comme par exemple Pourim, les instances catholiques expriment depuis longtemps leur désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête. D’autant que Noël n’est pas la seule fête religieuse détournée de son objectif : ainsi l’importance que prend la chasse aux œufs (recherche par les enfants de confiseries cachées par leurs parents) à l’occasion de Pâques. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects pour le moins spectaculaires, comme le 23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par des paroissiens. On vit alors les forces de gauche mener des manifestations de défense du vieux bonhomme, pourtant caution morale de la société de consommation et génie du marketing événementiel. Ce fait divers a largement inspiré la rédaction d’un article de Claude Lévi-Strauss en mars 1952 : Le Père Noël supplicié.
L’achat massif de cadeaux pour Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir et de la restauration.
En réponse à cette frénésie d’achats, une journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters aux fins de dénoncer l’aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.
Extrait de l’article Noël de Wikipedia
25 décembre 2006

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« Père Noël » est le nom français de « Sinter Klaas », le nom néerlandais de saint Nicolas. Il fit son apparition aux États-Unis au xixe siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au milieu du xxe siècle. Qu’il soit appelé « Santa Claus », « Father Christmas », « Weihnachtsmann » ou « Père Noël », sa fonction principale est de distribuer des cadeaux dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année entre le 24 et le 25 décembre.
Le Père Noël est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l’hiver, la « Midtvintersblot », ainsi que du dieu celte Gargan, (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure.
Même si le mythe peut varier fortement d’une région à l’autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du plein hiver dans l’hémisphère nord au plein été dans l’hémisphère sud, on l’imagine généralement comme un gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; il habite dans un pays nordique (recouvert de neige) et des lutins l’aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d’un traîneau volant tiré par des rennes (ou sur une planche de surf en Australie). Il entre dans les maisons par la cheminée (s’il y en a une) et dépose les cadeaux dans des chaussures disposés autour du sapin ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin de Noël.
Histoire
Saint Nicolas ou Nicolas de Myre, le personnage qui a servi de source d’inspiration au Père Noël, vivait au ive siècle au sud de la Turquie actuelle près d’Antalya. Il était évêque de Myra. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du Concile de Nicée, moment important du christianisme. Selon la légende, il aurait sauvé de la mort trois enfants. À partir du xiie siècle, la légende du saint s’enrichit avec le personnage du père Fouettard qui punit les enfants désobéissants. Ce personnage disparait dans le passage au mythe de Santa Claus.
Au xie siècle sa dépouille est volée par des marchands italiens mais ils laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à Bari dans le talon de la Botte, la relique produirait des miracles.
En Europe, les rituels liés à l’approche de l’hiver sont ancestraux. Une tradition païenne voulait que, pour exorciser la peur de l’obscurité, les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes. Le vieux qui présidait ce cortège, est appelé Noël dès le xiie siècle en France. Au Moyen Âge, l’Église catholique décide de remplacer les figures païennes par des saints. saint Nicolas est alors présenté comme le saint protecteur des enfants. En mémoire, le 6 décembre de chaque année, un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était (grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.
À la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l’enfant Jésus (le Christkind allemand). C’est au Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinterklaas. Étrangement, au Canada, les francophones catholiques utiliseront longtemps ce personnage de l’enfant Jésus, alors que Santa Claus se chargera de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. De même, bien avant la popularisation du père Noël, les catholiques français attribuaient au Petit Jésus les cadeaux de la nuit de Noël.
Au xviiie siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : les figures chrétiennes sont remplacées par d’anciens symboles germaniques. C’est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël (Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.
Parallèlement les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter saint Nicolas. Ce sont en effet les Hollandais qui fondent la Nouvelle-Amsterdam au XVIIe siècle, qui deviendra New York quand elle sera prise par les Anglais. Après la guerre d’Indépendance, ses habitants se souviennent de leurs racines hollandaises et Sinter Klaas revient par la littérature et les illustrateurs. Il s’agit alors d’un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon. Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés. Progressivement, cette « fête des enfants » est rapprochée de la célébration de la nativité.
Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème intitulé « A Visit from St Nicholas », dans lequel il présente saint Nicolas comme un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplaçe sur un traineau volant tiré par huit rennes nommés « Fougueux », (Dasher) « Danseur », (Dancer) « Fringant », (Prancer) « Rusé », (Vixen) « Comète », (Comet) « Cupidon », (Cupid) « Élégant », (Donder), et « Éclair » (Blitzen). Ce poème a joué un rôle important dans l’élaboration du mythe actuel. Publié pour la première fois dans le journal Sentinel de New York le 23 décembre 1823, il fut repris les années suivantes par plusieurs quotidiens américains, puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
C’est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint-Nicolas à celle de Noël se fixe au Royaume-Uni, en lien avec Charles Dickens et ses « Livres de Noël ».
En 1860, le journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly représente Santa Claus vêtu d’un costume rouge orné de fourrure blanche et d’une large ceinture de cuir. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond, la pipe au coin de la bouche comme un Hollandais, recouvert de fourrure. C’est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la résidence du Père Noël au pôle Nord. Cette idée fut reprise l’année suivante par l’écrivain George P. Webster.
En 1931, le Père Noël fit son apparition dans une image publicitaire diffusée par la compagnie Coca-Cola. C’est le dessinateur Haddon Sundblom qui donna au personnage un ventre rebondi, un air jovial et son costume rouge et blanc à l’image des couleurs de Coca-Cola. Une étude approfondie de la représentation du Père Noël dans les années précédentes montre pourtant que son aspect était déjà bien défini et ancré dans l’imaginaire public, du moins aux États-Unis. Avant Coca-Cola, de nombreuses firmes avaient déjà utilisées son image dans des publicités, comme Michelin par exemple. Finalement, son apparence n’a pas beaucoup changé depuis les premiers dessins en couleurs de Thomas Nast.
En France, les catholiques, qui depuis longtemps s’échangeaient des petits cadeaux le soir de Noël en l’honneur de la naissance du Christ, résistèrent longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en France par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre, dans des pays n’ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.
Anecdotes
Le lieu d’habitation du père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens il habite à Droeback, à 50 km au sud d’Oslo. Pour les Suédois, c’est à Gesunda, au nord-ouest de Stockholm. Les Danois sont persuadés qu’il habite au Groenland alors que les Américains le logent à NorthPole en Alaska. En 1927 les Finlandais ont décrété que le père Noël ne pouvait pas vivre au Pôle Nord car il faut qu’il nourrisse ses rennes, sa résidence était donc en Laponie, au Korvatunturi. Malheureusement cette région est un peu isolée, ils l’ont donc fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le cousin russe du père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille Snegourotchka. Le Canada, pour sa part, prétend humblement qu’il serait simplement dans le grand-nord canadien, plus particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest.
Dans le Pacifique, l’île Christmas se revendique également comme une résidence secondaire du père Noël. La Turquie, qui a gardé des reliques de saint Nicolas dans la très touristique région d’Antalya, est aussi de la partie.
Le père Noël a huit rennes (en anglais, leurs noms sont : “Dasher”, “Dancer”, “Prancer”, “Vixen”, “Comet”, “Cupid”, “Donder”, et “Blitzen”). Le neuvième nommé “Rudolphe” fut créé par le poète Robert L. May, en 1939. Il a un nez rouge lumineux et guide l’attelage dans le brouillard.
Dans nombre de pays, une lettre envoyée au Père Noël (que l’adresse soit “Pôle Nord”, “Laponie” ou autre) sera traitée par le service des postes qui répond aux jeunes expéditeurs.
En France, Françoise Dolto, dont le frère était ministre des postes et télécom dans les années 1960, fut la première secrétaire du père Noël, en rédigeant la première réponse du père Noël par l’entremise des PTT.
En 1962, le Ministre des PTT, Jacques Marette crée, au centre de tri de Libourne (le seul autorisé à ouvrir le courrier), un service spécialement chargé de répondre au courrier du Père Noël.
Au Québec on désigne parfois le fameux sac du père Noël sous le nom de poche.
Extrait de l’article “père Noël” de Wikipedia
24 décembre 2006

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La sieste désigne un temps de repos pris au milieu de la journée, le plus souvent après le repas de midi. La façon dont cette activité se fait diffère selon les cultures, le climat et selon les individus.
La sieste est couramment pratiquée dans les pays chauds, aux heures les plus chaudes lorsque le soleil est au zénith : la chaleur ne permet pas d’activité très physique et le travail est remis aux heures plus fraîches. Dans les pays plus froids, la sieste est moins courante. Les enfants en bas âge ont souvent besoin d’un tel moment de repos, au moins sous la forme d’un « temps calme » organisé dans les structures d’accueil (écoles, centres de loisirs ou de vacances).
Pour les adultes, la sieste est souvent vue comme un « luxe » dans le sens où il s’agit d’un temps volé au temps de travail ou à d’autres activités. Lors de la sieste, il est possible de s’allonger simplement ou de dormir franchement. Le temps varie selon les personnes, de dix minutes à plusieurs heures.
Usage
Il est recommandé, pour faire une bonne sieste, de s’installer au calme et dans le noir. La durée doit varier entre 20 et 40 mn, pas plus. Elle permet en un court laps de temps de se recharger aussi bien physiquement que mentalement. De plus en plus d’études médicales tendent à le démontrer de façon scientifique. Certains employeurs en ont d’ailleurs bien compris l’intérêt - en terme de productivité, entre autres - et n’hésitent pas à aménager un espace à cet effet pour ceux qui le désirent.
Origine du nom
Le mot sieste vient du latin sixta qui signifie « la sixième heure du jour ».
Un extrait de l’article sieste de Wikipedia
22 décembre 2006

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La récursivité est le fait de décrire un processus dépendant de données, en faisant appel à ce même processus sur d’autres données plus «simples».
Les algorithmes récursifs constituent un exemple typique de processus récursifs.
Sommaire
* 1 Récursivité en informatique et en logique
* 2 Récursivité en linguistique
* 3 Récursivité dans les arts
* 4 Récursivité en biologie
* 5 Récursivité, imprédicativité et auto-référence
Récursivité en informatique et en logique
En informatique et en logique, une fonction ou plus généralement un algorithme qui contient un appel à elle-même est dite récursive. Deux fonctions peuvent s’appeler l’une l’autre, on parle alors de récursivité croisée.
Récursivité en linguistique
La grammaire du sanskrit de Pānini utilise déjà la récursivité au Ve siècle av. J.-C. tandis que les constructions des langues sont essentiellement récursives, comme, par exemple, la construction des groupes nominaux: la clé de la serrure de la porte d’entrée de la maison de la rue du bout du village.
Récursivité dans les arts
En art, le procédé récursif est appelé mise en abyme. L’artiste Maurits Cornelis Escher est connu pour ses œuvres inspirées de la récursivité. La publicité a fait aussi usage de la récursivité. Les plus célèbres publicités françaises de ce style sont celles de la vache qui rit et de l’étiquette de Dubonnet
Récursivité en biologie
La récursivité apparaît de façon presque récurrente en biologie dans les motifs de végétaux et les processus de développement notamment.
Récursivité, imprédicativité et auto-référence
Le fait de définir une concept à partir de lui-même a été appelé par les logiciens et les mathématiciens, l’imprédicativité (voir l’article anglais impredicative) et cela ne doit pas être confondu avec la récursivité, bien que cela s’y apparente. On parle aussi d’auto-référence. Il existe des théories logiques imprédicatives (comme le système F dû à Jean-Yves Girard), mais elles doivent être définies avec précautions si l’on veut préserver leur cohérence, car les paradoxes ne sont pas loin. Ainsi en théorie des ensembles, le paradoxe de Russell montre qu’il ne peut pas y avoir d’ensemble constitué des ensembles qui ne se contiennent pas eux-mêmes (popularisé comme le paradoxe du barbier, en effet « si le barbier est celui qui rase ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes, qui rase le barbier? »). Toujours en théorie des ensembles, l’axiome de fondation proscrit les ensembles qui se contiennent eux-mêmes.
C’est pour jouer sur ces principes que des informaticiens facétieux ont défini des acronymes récursifs qui ne définissent rien puisqu’ils sont imprédicatifs et incohérents. De même est imprédicatif, l’aphorisme suivant: “Pour comprendre le principe de récursivité, il faut d’abord comprendre le principe de récursivité”. Dans la même veine, Orwell avait noté dans son roman 1984 que “la compréhension même du mot « double pensée » implique l’emploi de la double pensée”.
Extrait de l’article Récursivité de Wikipedia
14 décembre 2006

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Une tartine est une tranche de pain sur laquelle on étale du beurre, de la confiture ou d’autres préparations alimentaires sous forme de pâte.
• Crostini à l’italienne
• Pain perdu
• Tartines gratinées au sainte-maure de Touraine
Voir aussi
• Recettes au fromage
• Gratin
• Loi de Murphy
Métaphore
Les mots tartine ou même tartiner s’utilisent parfois dans un sens métaphorique, ex : “en mettre des tartines” écrire plus que nécessaire pour un sujet donné.
Le terme tartine est également utilisé pour nommer (de manière humoristique) le symbole typographique # (ou dièse) : les deux traits verticaux correspondent à l’étalement du beurre, et les deux traits horizontaux à l’étalement de la confiture.
Extrait de l’article Tartine de Wikipedia
11 décembre 2006

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Le mot pied est employé dans plusieurs domaines avec variantes dans la signification :
• en anatomie, un pied est la partie de l’extrémité de la jambe qui sert à l’homme à se soutenir debout et à marcher ;
• en hippologie, le terme pied est utilisé pour désigner la partie inférieure des quatre membres du cheval.
• en métrologie :
• le pied est une unité de mesure de longueur ;
• un pied à coulisse est un instrument de mesure ;
• un pied est la partie d’un objet servant de support ;
• en botanique, un pied est une unité de plante ; exemple un pied de fraisier
• en poésie, le pied est un élément métrique ;
• en phonologie, le pied est un élément métrique.
Extrait de l’article Pied de Wikipedia
10 décembre 2006

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La pluie désigne généralement une précipitation d’eau à l’état liquide tombant de nuages vers la Terre.
La pluie résulte de l’évaporation de l’humidité qui existe dans la nature et plus particulièrement des grandes étendues d’eau (lacs, mers…). Cette vapeur d’eau s’élève et, au contact d’air plus froid, se condense autour de noyaux de condensation (poussières, pollens, aérosols…) et donne des nuages. Lorsque la condensation est trop importante et que les gouttes d’eau alors formées sont trop lourdes, elles tombent, formant ainsi une pluie, si les conditions météorologiques s’y prêtent. Des variations de température sur le parcours de la pluie peuvent ainsi occasionner d’autres formes de précipitation : neige, grêle, grésil… (Voir l’article précipitation.)
L’eau de pluie est donc initialement comparable à de l’eau distillée mais, en tombant, elle se charge de différents éléments minéraux et polluants qui la rendent moins pure et le plus souvent non potable.
On mesure la pluie avec un simple appareil nommé pluviomètre. En station météo, cette mesure est faite quotidiennement.
Autres usages du terme
Dans le langage imagé, la pluie peut désigner une précipitation abondante d’objets, voire une abondance elle même, comme dans le cas d’une pluie d’or. La pluie d’or est aussi l’avatar que Zeus a adopté pour séduire Danaé.
Extrait de l’article pluie de Wikipedia
10 décembre 2006
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