Posts en relation avec la catégorie 'Societe'

Muguet de mai - Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre

1 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 5 (1 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Convllaria majalis

Le muguet, ou muguet de mai (Convallaria majalis) est une plante herbacée des régions tempérées dont les fleurs printanières, petites et blanches, forment des grappes de clochettes très odorantes.

Selon la classification classique, il fait partie de la famille des Liliacées.

Selon la classification phylogénétique, il fait partie de la famille des Ruscaceae ou des Asparagaceae (qui l’avait d’abord placé dans la famille des Convallariaceae).

Description

Le muguet est une plante vivace, qui se multiplie dans les sous-bois grâce à son rhizome traçant. Chaque brin de muguet (ou hampe) est entouré de deux feuilles. Les fleurs sont toutes disposées du même côté de la hampe. En automne, le muguet donne des fruits sous la forme de petites baies rouges.

Caractères généraux et habitat

* La plante est herbacée, vivace et se multiplie facilement grâce à son rhizome traçant. Elle est glabre.
* On trouve la plante en sol calcaire : dans les bois, les haies ainsi que dans les pâturages de montagne (jusque 2000m). On la trouve également dans les jardins humides et ombragés, cultivée ou subspontanée. Elle forme souvent un tapis lâche.

* On le trouve à peu près partout en France, à l’exception des régions méditerranéennes. On le trouve à travers tout l’hémisphère Nord dans les régions tempérées fraîches en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.

* La floraison a lieu entre avril et juillet. L’idéal symbolique voudrait que la fleur fleurisse pour le 1er mai mais il n’est que rarement exaucé. Il arrive même que la plante soit fanée à cette date.

Racine et tige

* Le muguet a donc un rhizome traçant qui se caractérise par une ramification assez développée. On parle d’un rhizome rameux. Celui-ci est en outre couvert de racines.
* La tige unique est une hampe dressée qui supporte une grappe de fleurs. Cette hampe est glabre.
* Si la hampe peut paraître grande par rapport à l’ensemble de la plante mais celle-ci ne mesure que de 10 à 20 cm de haut, rarement plus.
* La tige n’est jamais ramifiée.
* A la base de la tige, on peut voir des membranes, souvent brunies ou violacées, qui l’engainent.
* La tige a tendance à être décombante, c’est-à-dire qu’elle penche plus ou moins fortement.

Les feuilles

* De cette gaine, deux feuilles entières se dressent, rarement trois. Chez le muguet, les feuilles sont donc toutes basales. On peut distinguer une feuille inférieure et une feuille supérieure presque opposée, légèrement enveloppée par la précédente.
* Elles sont pétiolées mais paraissent sessiles. Le pétiole de la feuille supérieure est enveloppé par la feuille inférieure et le pétiole de cette dernière est enveloppé par la gaine basale.
* Le limbe est vert foncé, plutôt mat. Sa forme varie entre le lancéolé et l’ovale allongé. Les feuilles se finissent généralement en pointe, parfois la terminaison est plus arrondie (forme elliptique).
* La feuille est garnie de nombreuses nervures parallèles convergeant aux deux extrémités. Chaque feuille mesure de 10 à 20 cm de long.

L’inflorescence

* L’inflorescence est donc une grappe terminale portée par l’unique hampe. Les fleurs ne sont disposées que d’un côté. La grappe accompagne le mouvement penché de la tige.
* Une grappe est composée au maximum de 20 fleurs mais généralement on ne compte pas plus d’une dizaine de fleurs épanouies.
* Chaque fleur est portée par un pédicelle. Les fleurs inférieures ont un pédicelle plus grand que celui des fleurs terminales. Aucun ne dépasse 1 cm. Notons qu’il est accompagné d’une bractée membraneuse à peu près moitié moins longue.
* La fleur est blanche, parfois rosée. Le périanthe a la forme d’une clochette (forme campanulée) longue de 6 ou 7 mm en moyenne. Cette clochette est issue de la soudure des 6 tépales pétaloïdes sur la moitié de leur longueur. Sur l’autre moitié, chaque demi tépale est libre et forme une languette triangulaire recourbée vers l’extérieur.
* Chaque fleur contient 6 étamines et bien sûr un style. L’ovaire est supère, surplombant réellement les étamines. Le muguet est hermaphrodite.
* Les fleurs dégagent une odeur pénétrante caractéristique qui est recherchée en parfumerie.

Le fruit

* La fructification a lieu de juillet à octobre.
* Le fruit est une baie sphérique, lisse et rouge vif (orangé quand la maturité n’est pas encore complète.)
* Un fruit contient 2 à 6 graines.
* Les fruits sont particulièrement toxiques.

Utilisations par l’Homme

Dans chacune des utilisations, il est très important de se souvenir que toutes les parties de la plante sont très toxiques. Le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité.

Utilisation médicale

Le muguet est une plante toxique (présence d’hétérosides cardiotoniques, entre autres la convallatoxine, la convallamarine et la convallarine). L’effet est de ralentir le rythme cardiaque et d’augmenter la pression artérielle. Comme beaucoup d’autres plantes toxiques, à dose adéquate elle a des propriétés pharmacologiques, et a été utilisée dans le traitement de maladies cardiaques particulières. Attention, son usage domestique est à proscrire du fait de son inintérêt et du danger mortel qu’il ferait courir. La convallatoxine a une action proche de la digitaline, pour avoir une idée de la réelle toxicité.

Utilisation en parfumerie

* C’est en parfumerie que le muguet est surtout connu, même s’il y est rarement utilisé sous sa forme naturelle. Dès le XVIe siècle, le muguet était un parfum apprécié, notamment des hommes, puisque le terme muguet a servi à désigner jusqu’au XIXe siècle un jeune homme élégant. Aujourd’hui on l’utilise dans les parfums féminins comme note de cœur, mais sous forme synthétique, le terpinéol (ou terpinol) étant un excellent succédané.
* Le muguet, en soliflore, a fait la célébrité du parfum Diorissimo, créé en 1956 par Edmond Roudnitska.
* Le muguet est souvent utilisé comme parfum de savon.

Utilisation ornementale

Usage domestique

* La plante se cultive facilement en jardin, du moment que celui-ci soit frais et ombragé. C’est alors une jolie plante d’ornement. Il est toutefois conseillé d’ôter les fleurs fanées avant qu’elles ne fructifient, surtout quand des enfants sont susceptibles d’avoir accès au jardin. Les baies de muguet, arrivées à maturité ou non, sont très jolies, très appétissantes. Elles ressemblent réellement à de petits bonbons du commerce, avec la grande toxicité en plus.
* On peut bien sûr cueillir les brins fleuris pour la composition de bouquets. C’est une plante idéale pour un vase soliflore où son inflorescence délicate est mise en valeur. Néanmoins, la présence de muguet dans une pièce trop fermée est malsaine : elle provoque des maux de tête parfois graves. Autre phénomène perfide, l’eau du vase dans lequel le muguet a trempé est rapidement contaminée et devient à son tour très toxique …

Symbolique

* Les noces de muguet symbolisent les 13 ans de mariage dans le folklore français.
* Le 1er mai, on offre traditionnellement du muguet « porte-bonheur » car il fleurit toujours aux alentours de cette date. Cette tradition est très présente, notamment en France et en Belgique. Pour certains, seuls les brins de muguet ayant spontanément et naturellement 13 fleurs portent bonheur.
* D’après le langage des fleurs, le muguet signifie « retour de bonheur »
* Depuis 1982, le muguet est la fleur nationale de la Finlande.

Histoire

Le muguet est cultivé de façon intensive dans la région nantaise pour répondre à la demande d’une nombreuse clientèle qui l’achète le 1er mai. On fait remonter cette tradition du muguet du 1er mai à la Renaissance, Charles IX en ayant offert autour de lui en 1561 comme porte-bonheur. Le muguet fleurit quand vient le printemps, c’est donc une plante idéale pour célébrer le printemps, les beaux jours qui reviennent et pour attirer les bonnes grâces pour de futures bonnes récoltes. Ce n’est qu’au début du XXe siècle qu’il sera associé à la Fête du travail, qui date elle-même de 1889. En fait, sous Pétain, la fête des Travailleurs devient la fête du Travail et l’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet. La vente de muguet dans les rues remonte pour sa part aux environs de 1936. Les particuliers et les associations ont le droit de vendre du muguet le 1er mai (en plus des fleuristes) en France.

Les appellations

Étymologie

Le nom latin de la plante indique qu’elle pousse en mai dans les vallées. On l’appelle d’ailleurs parfois lys des vallées, formulation que l’on retrouve dans son nom anglais « lily of the valley ». Quant à son nom français, connu dans les textes depuis 1200 sous la forme mugue ou musguet, c’est un dérivé de musc, sans doute une altération de muscade, en raison du parfum de la fleur.

Noms vernaculaires

Comme toutes les plantes réputées, Convallaria majalis a une multitude de noms. Outre muguet de mai citons :

* Muguet des bois
* Clochette des bois, grelot, grillet. Ces noms rappellent la forme campanulée de la fleur. Clochette des bois est, par ailleurs, un sobriquet spontané pour diverses plantes.
* Lys ou (Lis) de mai, Lys ou (Lis) des vallées. Des noms qui donnent de la majesté à la plante.
* Amourette
* Gazon de Parnasse. Une légende veut qu’Apollon ait tapissé le Mont Parnasse de muguet pour que les muses ne se blessent point.
* Larmes de sainte Marie

(Musique : J-S Bach, sonate en sol mineur, transcrite pour hautbois de la sonate pour viole de gambe BWV 1029, et jouée par Gonzalo X. Ruiz. Enregistrement disponible à Magnatune).

icon for podpress  Standard Podcast [17:38m]: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 1 mai 2007

Muguet

 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 (Pas encore noté)
Loading ... Loading ...

Muguet
Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Selon les domaines, le muguet prend des signications différentes.

Botanique

* Le muguet de mai (Convallaria majalis), appelé aussi clochette des bois, est une plante ornementale vivace, qu’on s’offre traditionnellement au 1er mai.
* Le muguet du Japon (Ophiopogon japonicus ou Liriope japonica) est une plante herbacée vivace de la famille des Convallariacées.
* Le muguet bleu est le nom parfois donné, notamment en Picardie, à la jacinthe des bois ou à la scille d’Espagne.
* Le muguet bleu est aussi le nom vernaculaire de Vitex negundo, de la famille des Lamiacées (ou autrefois celles des Verbenacées).
* Petit muguet est un nom vernaculaire de Maianthemum bifolium ou maïanthème à deux feuilles. C’est une plante herbacée vivace de la famille des Convallariacées ou Ruscacées
* Petit muguet est aussi le nom vernaculaire de Galium odoratum ou Gaillet odorant. C’est une plante herbacée de la famille des Rubiacées.

Médecine

* Le muguet est une candidose, inflammation des muqueuses de la bouche et du pharynx formant un enduit blanchâtre (dû en général à des levures telles Candida albicans, par exemple après un usage abusif d’antibiotiques). Assez rare chez l’homme, le muguet se rencontre surtout chez certains jeunes animaux d’élevage.

Economie

* La production française de muguet est évaluée, selon les saisons, entre 60 et 100 millions de brins par an. 80% de la production émane de la région nantaise. Globalement, la demande française tend à baisser depuis quelques années.

Autre

* Un muguet était un jeune homme élégant, jusqu’au XIXe siècle : dès le XVIe siècle, le muguet était en effet un parfum apprécié notamment des hommes.

icon for podpress  Muguet [02:45m]: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 1 mai 2007

Père Noël - Baladiffusion - “La Voix du Savoir”

6 Votes | Average: 4.5 out of 56 Votes | Average: 4.5 out of 56 Votes | Average: 4.5 out of 56 Votes | Average: 4.5 out of 56 Votes | Average: 4.5 out of 5 (6 votes, moyenne: 4.5 sur 5)
Loading ... Loading ...

« Père Noël » est le nom français de « Sinter Klaas », le nom néerlandais de saint Nicolas. Il fit son apparition aux États-Unis au xixe siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au milieu du xxe siècle. Qu’il soit appelé « Santa Claus », « Father Christmas », « Weihnachtsmann » ou « Père Noël », sa fonction principale est de distribuer des cadeaux dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année entre le 24 et le 25 décembre.
Le Père Noël est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l’hiver, la « Midtvintersblot », ainsi que du dieu celte Gargan, (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure.
Même si le mythe peut varier fortement d’une région à l’autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du plein hiver dans l’hémisphère nord au plein été dans l’hémisphère sud, on l’imagine généralement comme un gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; il habite dans un pays nordique (recouvert de neige) et des lutins l’aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d’un traîneau volant tiré par des rennes (ou sur une planche de surf en Australie). Il entre dans les maisons par la cheminée (s’il y en a une) et dépose les cadeaux dans des chaussures disposés autour du sapin ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin de Noël.

Histoire
Saint Nicolas ou Nicolas de Myre, le personnage qui a servi de source d’inspiration au Père Noël, vivait au ive siècle au sud de la Turquie actuelle près d’Antalya. Il était évêque de Myra. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du Concile de Nicée, moment important du christianisme. Selon la légende, il aurait sauvé de la mort trois enfants. À partir du xiie siècle, la légende du saint s’enrichit avec le personnage du père Fouettard qui punit les enfants désobéissants. Ce personnage disparait dans le passage au mythe de Santa Claus.
Au xie siècle sa dépouille est volée par des marchands italiens mais ils laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à Bari dans le talon de la Botte, la relique produirait des miracles.

En Europe, les rituels liés à l’approche de l’hiver sont ancestraux. Une tradition païenne voulait que, pour exorciser la peur de l’obscurité, les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes. Le vieux qui présidait ce cortège, est appelé Noël dès le xiie siècle en France. Au Moyen Âge, l’Église catholique décide de remplacer les figures païennes par des saints. saint Nicolas est alors présenté comme le saint protecteur des enfants. En mémoire, le 6 décembre de chaque année, un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était (grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.

À la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l’enfant Jésus (le Christkind allemand). C’est au Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinterklaas. Étrangement, au Canada, les francophones catholiques utiliseront longtemps ce personnage de l’enfant Jésus, alors que Santa Claus se chargera de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. De même, bien avant la popularisation du père Noël, les catholiques français attribuaient au Petit Jésus les cadeaux de la nuit de Noël.

Au xviiie siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : les figures chrétiennes sont remplacées par d’anciens symboles germaniques. C’est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël (Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.

Parallèlement les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter saint Nicolas. Ce sont en effet les Hollandais qui fondent la Nouvelle-Amsterdam au XVIIe siècle, qui deviendra New York quand elle sera prise par les Anglais. Après la guerre d’Indépendance, ses habitants se souviennent de leurs racines hollandaises et Sinter Klaas revient par la littérature et les illustrateurs. Il s’agit alors d’un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon. Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés. Progressivement, cette « fête des enfants » est rapprochée de la célébration de la nativité.

Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème intitulé « A Visit from St Nicholas », dans lequel il présente saint Nicolas comme un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplaçe sur un traineau volant tiré par huit rennes nommés « Fougueux », (Dasher) « Danseur », (Dancer) « Fringant », (Prancer) « Rusé », (Vixen) « Comète », (Comet) « Cupidon », (Cupid) « Élégant », (Donder), et « Éclair » (Blitzen). Ce poème a joué un rôle important dans l’élaboration du mythe actuel. Publié pour la première fois dans le journal Sentinel de New York le 23 décembre 1823, il fut repris les années suivantes par plusieurs quotidiens américains, puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
C’est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint-Nicolas à celle de Noël se fixe au Royaume-Uni, en lien avec Charles Dickens et ses « Livres de Noël ».

En 1860, le journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly représente Santa Claus vêtu d’un costume rouge orné de fourrure blanche et d’une large ceinture de cuir. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond, la pipe au coin de la bouche comme un Hollandais, recouvert de fourrure. C’est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la résidence du Père Noël au pôle Nord. Cette idée fut reprise l’année suivante par l’écrivain George P. Webster.

En 1931, le Père Noël fit son apparition dans une image publicitaire diffusée par la compagnie Coca-Cola. C’est le dessinateur Haddon Sundblom qui donna au personnage un ventre rebondi, un air jovial et son costume rouge et blanc à l’image des couleurs de Coca-Cola. Une étude approfondie de la représentation du Père Noël dans les années précédentes montre pourtant que son aspect était déjà bien défini et ancré dans l’imaginaire public, du moins aux États-Unis. Avant Coca-Cola, de nombreuses firmes avaient déjà utilisées son image dans des publicités, comme Michelin par exemple. Finalement, son apparence n’a pas beaucoup changé depuis les premiers dessins en couleurs de Thomas Nast.

En France, les catholiques, qui depuis longtemps s’échangeaient des petits cadeaux le soir de Noël en l’honneur de la naissance du Christ, résistèrent longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en France par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre, dans des pays n’ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.

Anecdotes
Le lieu d’habitation du père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens il habite à Droeback, à 50 km au sud d’Oslo. Pour les Suédois, c’est à Gesunda, au nord-ouest de Stockholm. Les Danois sont persuadés qu’il habite au Groenland alors que les Américains le logent à NorthPole en Alaska. En 1927 les Finlandais ont décrété que le père Noël ne pouvait pas vivre au Pôle Nord car il faut qu’il nourrisse ses rennes, sa résidence était donc en Laponie, au Korvatunturi. Malheureusement cette région est un peu isolée, ils l’ont donc fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le cousin russe du père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille Snegourotchka. Le Canada, pour sa part, prétend humblement qu’il serait simplement dans le grand-nord canadien, plus particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest.
Dans le Pacifique, l’île Christmas se revendique également comme une résidence secondaire du père Noël. La Turquie, qui a gardé des reliques de saint Nicolas dans la très touristique région d’Antalya, est aussi de la partie.

Le père Noël a huit rennes (en anglais, leurs noms sont : “Dasher”, “Dancer”, “Prancer”, “Vixen”, “Comet”, “Cupid”, “Donder”, et “Blitzen”). Le neuvième nommé “Rudolphe” fut créé par le poète Robert L. May, en 1939. Il a un nez rouge lumineux et guide l’attelage dans le brouillard.
Dans nombre de pays, une lettre envoyée au Père Noël (que l’adresse soit “Pôle Nord”, “Laponie” ou autre) sera traitée par le service des postes qui répond aux jeunes expéditeurs.
En France, Françoise Dolto, dont le frère était ministre des postes et télécom dans les années 1960, fut la première secrétaire du père Noël, en rédigeant la première réponse du père Noël par l’entremise des PTT.
En 1962, le Ministre des PTT, Jacques Marette crée, au centre de tri de Libourne (le seul autorisé à ouvrir le courrier), un service spécialement chargé de répondre au courrier du Père Noël.
Au Québec on désigne parfois le fameux sac du père Noël sous le nom de poche.

Extrait de l’article “père Noël” de Wikipedia

icon for podpress  Père Noël: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

1 commentaire 24 décembre 2006

Addiction - Baladiffusion “La Voix du Savoir”

3 Votes | Average: 5 out of 53 Votes | Average: 5 out of 53 Votes | Average: 5 out of 53 Votes | Average: 5 out of 53 Votes | Average: 5 out of 5 (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Le terme addiction est un anglicisme qui utilisé depuis quelques années comme équivalent du mot dépendance (ou pharmacodépendance) ou parfois de toxicomanie ; il caractérise une envie irrépressible et une difficulté ou une impossibilité répétée à contrôler le besoin de l’objet addictif. Le sujet se livre à des conduites dites « addictives » et ceci souvent malgré la conscience aiguë des risques d’abus et de dépendance. L’addiction se rapporte autant à des produits qu’à des conduites telles que le « jeu compulsif », les conduites à risques et certaines formes de sports comme le surentraînement.

La dépendance est un des facteurs servant à évaluer la dangerosité des drogues (voir article détaillé Classification des psychotropes). Elle s’estime par les efforts déployés pour se procurer le produit et par l’énergie dépensée pour parvenir à l’abstinence. Elle est variable selon deux facteurs importants : les propriétés du produit (propriétés pharmacologiques, mode de consommation, degré de pureté, etc.) et la prédisposition de l’usager (personnalité, antécédant d’usage, situation personnelle, etc.).[1]

Les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d’ordre physique, psychologique, relationnel, familial, ou social.

Lorsque l’on suspecte de tels comportements, il faut tenter de nouer le dialogue avec la personne concernée afin de l’amener à consulter un spécialiste en addictologie.

Le terme pharmacodépendance est aussi utilisé dans le langage courant pour désigner spécifiquement la dépendance aux produits pharmaceutiques.

Étymologie et introduction du terme en psychopathologie

Le terme addiction est d’étymologie latine, ad-dicere « dit à », et exprimant une appartenance en terme d’esclavage.

Être addicté était ainsi, au Moyen Âge, une ordonnance d’un tribunal, obligeant le débiteur qui ne pouvait rembourser sa dette autrement, à payer son créancier par son travail.
Par la suite, dans la langue anglaise, dès le XIVe siècle, addiction a pu désigner la relation contractuelle de soumission d’un apprenti à son maître, puis se rapprocher peu à peu du sens moderne, en désignant des passions nourries et moralement répréhensibles.
Toujours en langue anglaise, le mot addiction est totalement intégré dans le langage populaire pour désigner toutes les passions dévorantes et les dépendances (c’est un sex-addict - un addicté sexuel, a-t-on dit de Bill Clinton du temps de l’affaire Monika Lewinsky), dans le cadre de la culture américaine, d’origine puritaine, qui prône la lutte contre de telles passions rattachées à la recherche effrenée du plaisir. C’est cette popularité du terme chez les anglo-saxons qui explique son ambiguïté : les scientifiques anglophones hésitent souvent à l’utiliser (par exemple, il a été retiré du DSM-IV, le manuel américain et international de diagnostics psychiatriques, au profit du terme de « dépendance »), alors que d’autres scientifiques l’utilisent apparemment sans problème, lui accordant une définition précise et opérationnelle. Dans les pays francophones (à part le Québec), le mot étant nouveau et utilisé par les spécialistes, il possède d’emblée une aura scientifique.

C’est Freud qui le premier a utilisé le terme en illustrant un « besoin primitif » (lettres à Wilhelm Fliess) qui fait parti de la condition de tout être humain : l’infans est dépendant de sa mère pour sa survie. C’est de cet état primordial qui aurait mal évolué que dériveraient les « addictions ».

Karl Abraham en 1908, Sandor Rado en 1933, Otto Fenichel en 1945 et Herbert Rosenfeld en 1968 sont des psychanalystes qui ont contribué à enrichir la définition du terme en l’approfondissant. Il s’agissait pour eux d’en analyser les mécanismes inconscients, pulsionnels, régressifs et autres du point de vue psychothérapeutique et psychanalytique.

Types de dépendances

On distingue deux types de dépendances.

  • La dépendance physique : état où l’organisme assimile à son propre fonctionnement la présence d’un produit développant des troubles physiques parfois graves en cas de manque (non-présence du produit dans l’organisme), l’ensemble de ces troubles constituant ce qu’on appelle le syndrome de sevrage. La dépendance physique est liée aux mécanismes d’adaptation de l’organisme à une consommation prolongée et peut s’accompagner d’une accoutumance.
  • La dépendance psychologique : désir insistant et persistant de consommer qui peut parfois se traduire par des manifestations psycho-somatiques (véritables douleurs physiques sans cause physiologique). La dépendance psychologique est bien plus liée aux caractéristiques des individus (habitudes, états affectifs, styles de vie) qu’au produit lui-même. Des exemples de dépendance psychologique très répandues sont la dépendance au travail, à l’activité physique ou intellectuelle, qui peut parfois aboutir au surmenage. Un terme anglo-saxon la désigne sous l’appellation « workaholic ».

La distinction n’est plus tout à fait d’actualité du point de vue des recherches actuelles et surtout pour les traitements, l’une étant intriquée à l’autre de manière parfois indistincte.

Mécanisme

Longtemps considérée comme un trait de caractère marqué par l’absence de volonté, les mécanismes psychiques de l’addiction sont maintenant mieux connus et l’on commence à distinguer de mieux en mieux les centres du cerveau impliqués par la dépendance même si ces recherches restent très complexes à interpréter.

Le schéma tiré du béhaviorisme met de son côté en évidence le dysfonctionnement du système de récompense qui serait le pivot des phénomènes de dépendance.

L’interprétation psychanalytique repose sur la question de développements ontogénétiques relatifs à la satisfaction des besoins (faim, amour, etc.) et à leur intrication avec la pulsion sexuelle (libido) et la destructivité. Freud dans la deuxième topique a tenté d’élucider la compulsion de répétition comme une manifestation de la pulsion de mort. Ses successeurs ont repris ces théories sous l’angle des relations d’objet (L’Absence de Pierre Fédida) ou l’ordalie comme mécanisme inconscient à la base du jeu entre vie et mort.

La question de la prédisposition génétique reste encore à élucider.

De nombreuses théories psychiques, neurologiques et biologiques tentent d’expliquer les mécanimes de l’addiction et celui des dépendances.

L’explication simple du cycle défini par la régulation d’endorphines internes et externes est insuffisante et dépassée. Le SNC est probablement plus complexe que ce genre de schéma.

Traitements des addictions

Il a suivi plusieurs évolutions.
D’abord basé sur l’objectif d’une abstinence pour les toxicomanes, il repose sur le sevrage dans différentes modalités, avec ou sans opiacés en doses dégressives, en milieu hospitalier ou ambulatoire, avec ou sans soutien d’une psychothérapie. Ces modalités concernent essentiellement les personnes dépendantes aux opiacés jusqu’aux années 1980 où la politique change pour l’ensemble des traitements.

Le SIDA et la lutte contre sa diffusion entraînent le traitement des héroïnomanes dans le champ médical des épidémies. Les traitements de substitution à la méthadone prennent le pas sur toute autre forme de thérapie. On commence à parler de politique de réduction des risques en privilégiant une approche sanitaire par notamment la distribution des seringues, l’élargissement des indications aux traitements méthadone, voire de la distribution controlée d’héroïne dans certains pays (Suisse, Canada) avec mise à disposition de locaux d’injections propres et cadrés par du personnel paramédical.

Jusqu’à l’apparition et la reconnaissance - tardive en France - de l’importance du SIDA et de sa diffusion par partages de matériels d’injections, les traitements de la toxicomanie fut l’objet de nombreuses controverses.

  • Pour certains, les opiacé sont nécessaires aux toxicomanes via une analogie avec le diabétique et son insuline. Il s’agit alors de distribuer largement la méthadone qui doit stabiliser la toxicomanie en aidant les patients à sortir de l’illégalité et en lui permettant d’accéder à une certaine autonomie.
  • Pour d’autres (Claude Olievenstein), cette toxicomanie légale ou médicalisée remplaçe une aliénation par une autre. Pour eux, le but est alors d’aider des héroïnomanes à sortir de leur dépendance en accédant à la liberté. Il s’agit aussi de contrer des sectes ou des communautés thérapeutiques dont certaines promulguent un conditionnement brutal.

L’apparition du SIDA va favoriser la mise en place de méthodes visant à limiter la transmission des virus reléguant pour certains au second plan la question et la signification psychologique ou sociale de la toxicomanie.

C’est aussi depuis cette époque qu’on parle plus de dépendance et que cette catégorie s’étend à toutes formes de conduites et/ou d’abus. Certains pensent que cette extension a l’inconvénient de jeter le trouble sur la question du point de vue psychopathologique et qu’il est difficile d’établir un lien entre un addict aux jeux vidéos et un cocaïnomanes outre leurs difficultés à lutter contre leur besoin.

Ces deux approches sont à l’origine d’une polémique parfois virulente.

Critères d’addiction

Ils sont nombreux et varient autant que les points de vue et références théoriques qui les sous-tendent. Par exemple, et selon le modèle mécaniciste d’Aviel Goodman, psychiatre américain on décrit :

  • Impossibilité de résister à l’impulsion de passage à l’acte.
  • Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
  • Soulagement ou plaisir durant la période.
  • Perte de contrôle dès le début de la crise.
  • Présence d’au moins cinq des neuf critères suivants :
    • Monopolisation de la pensée par le projet de comportement addictif.
    • Intensité et durée des épisodes plus importants que souhaités à l’origine.
    • Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
    • Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre ou à s’en remettre.
    • L’engagement dans le comportement est tel que la personne ne peut plus accomplir des gestes élémentaires (se laver, se nourrir) et le conduit vers un désinvestissement social, professionnel et familial.
    • Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, familiales ou sociales.
    • Poursuite du comportement malgré l’aggravation des problèmes sociaux et en dépit de la connaissance des conséquences négatives.
    • Tolérance marquée, c’est-à-dire besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir l’effet désiré, ou diminution de l’effet procuré par un comportement de même intensité.
    • Agitation, irritabilité et surtout angoisse si le passage à l’acte addictif est différé, empêché (voir l’article détaillé sevrage).

Exemples

On peut faire une liste non exhaustive des substances addictives :

En fait, la plupart des drogues sont considérées comme addictives.

On peut faire une liste non exhaustive des comportements addictifs :

Mais d’une manière générale, n’importe quel comportement excessif pourra être considéré comme addictif.

Extrait de l’article Addiction de Wikipedia.

icon for podpress  Addiction: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 4 décembre 2006

Blog - Baladiffusion “La Voix du Savoir”

9 Votes | Average: 4.67 out of 59 Votes | Average: 4.67 out of 59 Votes | Average: 4.67 out of 59 Votes | Average: 4.67 out of 59 Votes | Average: 4.67 out of 5 (9 votes, moyenne: 4.67 sur 5)
Loading ... Loading ...

Un blog est un site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s’expriment selon la périodicité de leur choix sous la forme d’énoncés datés (à l’image d’un journal de bord ou d’un journal intime.) Chaque ajout au blog, appelé billet ou note, porte un texte, souvent enrichi par des hyperliens et des éléments multimédias, et sur lequel chaque lecteur peut généralement laisser ses commentaires.

La publication est généralement facilitée par l’emploi d’un logiciel spécialisé qui met en forme le texte et les illustrations, construit des archives, offre des moyens de recherche et accueille les commentaires d’autres internautes. Ces outils permettent ainsi à chacun de publier du contenu, sans connaissances techniques préalables. Cette facilité d’utilisation a certainement contribué en grande partie au développement des blogs

Présentation et variété de la blogosphère

Des journaux intimes anonymes, des œuvres de dessinateurs, le carnet de bord de photographes, de voyageurs, des satires, des romans en construction ou encore des sites relatant quotidiennement des anecdotes, des carnets politiques… Le concept blog est assez vague pour autoriser toutes ces utilisations. Le phénomène blog a apporté une grande facilité de publication, une grande liberté éditoriale et une grande capacité d’interaction en temps réel avec le lectorat.
Bien que la plupart des blogueurs hésitent à donner une définition claire de leurs intentions, la majorité des blogs s’utilise à des fins d’autoreprésentation, la plupart se forment autour des affects et des idées propres à leur(s) auteur(s), mais il faut garder bonne mesure : l’égocentrisme n’est pas (toujours) la règle.

Même si beaucoup de blogs sont privés de visiteurs par la force des choses (abandon de milliers de blogs par mois), un blog est généralement libre d’accès, à l’image d’une vitrine survolée par de prétendus inconnus. Lecteurs et auteurs entreprennent de facto un contrat : tout est-il vrai ? Quels sujets aborder ? Sous quel angle ? On retrouve ces questions au sein des études de l’autobiographie. Cependant, sur un blog, la possibilité de commenter chaque billet modifie considérablement ce qu’on appelle le pacte autobiographique.

Par ailleurs, le nombre de lecteurs d’un blog varie bien plus rapidement que le nombre de lecteurs d’un livre. En effet, de par la force et la rapidité des échanges sur le Web, un blog peut devenir célèbrissime au sein de la communauté auquel il appartient en très peu de temps. Cette variabilité influe parfois sur l’auteur en le poussant par exemple à écrire autour d’un buzz.

Les plates-formes proposant des blogs totalement privés protégés par mot de passe trouvent nombre de clients, et certaines affirment que la majeure partie de la blogosphère consiste en des blogs privés.

Format

Les blogs peuvent adopter des formats bien différents, mais les principaux outils décrits dans ce paragraphe (qu’on retrouve sur la plupart des plates-formes de publication de blogs) ne peuvent être codés à la main dans un langage de balisage comme HTML sous peine de devoir affronter des tâches laborieuses et répétitives ; c’est pourquoi l’on utilise bien souvent un système de gestion de contenu qui permettent d’automatiser la mise en page du site.

Les blogs sont en fait majoritairement édités grâce à des systèmes de gestion de contenu hébergés et administrés par des entreprises dont les services très populaires allégent considérablement les étapes techniques relatives la conception de sites Web.

Le format invariant de la plupart des blogs

Chaque billet est daté et entre donc dans une suite chronologique. Cependant, sur la page d’accueil, l’accumulation de ces billets est souvent présentée par antéchronologie (les plus récents en premier).

En effet, un blog étant perpétuellement en cours d’écriture, la page d’accueil doit refléter les changements les plus récents ; l’auteur suit l’idée d’un public qui prend connaissance régulièrement de l’évolution du site. Les billets étant présentés figés dans le temps, l’auteur ne les modifie généralement qu’en publiant un addendum intitulé «mise à jour».

Depuis les années 2000, le phénomène blog évolue grâce aux améliorations techniques et matérielles de l’informatique et propose de publier toutes sortes de documents multimedia : images, mais surtout son et video, notamment par l’attrait de services d’hébergement (en particulier YouTube) ce qui enrichit très sensiblement la lecture ou devient le format privilégié du blog : voir photoblog et videoblog.

Gestion des commentaires

Un blogueur autorise souvent ses utilisateurs à laisser des commentaires, mêmes les plus critiques, suivant un formulaire Web automatisé. Cependant, le blogueur est légalement responsable de ce qui est affiché sur son site et doit donc, dès qu’il a connaissance de commentaires non conformes à la législation, supprimer les commentaires en question.

Tout blogueur peut également choisir de censurer apriori les commentaires en publiant lui-même ceux qu’ils jugent valides, ou de censurer totalement tout commentaire (sur un billet ou sur le blog entier.) Ce type de solution radicale est essentiellement adoptée suite à de trop gros trolls ou à du spam.

De plus en plus de blogs deviennent le centre d’échanges approfondis au sujet duquel se passionnent auteurs et lecteurs (notamment au sujet de l’actualité ou du Web). Certains blogueurs accordent une place prépondérante aux commentaires laissés sur leur blog, qu’ils considèrent comme la raison d’existence de leurs écrits. Chaque billet revient alors à un nouvel espace public : le blog se transforme en une sorte de forum électronique et peut même recueillir une suite de commentaires sans queue ni tête, l’anonymat aidant au blogo-squat, c’est-à-dire à un bavardage qui s’entretient tout seul, sans rapport avec le billet d’origine.

Les blog sont souvent centrés sur la publication d’opinions. Ce n’est pas pour rien que c’est l’instrument favori de beaucoup de journalistes ou d’hommes politiques. Sur ce plan, c’est un intermédiaire entre la page perso (un parle et personne ne répond), et le forum de discussion (tout le monde parle à égalité).

Gestion des liens

Les blogs s’accompagnent souvent d’un système avancé de gestion des hyperliens.

Une liste de blogs fréquentés par l’auteur (appelée blogoliste, défileur ou blogroll) est fréquemment présentée sous forme de menu latéral. Chaque billet s’accompagne d’un lien propre et statique (appelé permalien).

La blogoliste ou le défileur (blogroll en anglais) est l’ensemble des liens vers d’autres blogues présentés par un blogueur sur son carnet web, souvent présenté sous sur une page dédiée ou sous forme de menu latéral sur la page principale. Avec les techniques de syndication de contenu, telles que RSS ou Atom, il est possible de directement inclure certains billets sur son propre blogue.

Lorsqu’Alice (personnage fictif) écrit un billet sur son blog en y déposant un lien qui pointe vers le blog de Bob, elle peut décider d’envoyer un rétrolien au blog de Bob grâce à son propre blog.

Ce système de gestion des liens entre blogs (quasi-standardisé) permet d’afficher, dans la zone de commentaires d’un blog, des rétroliens (appelés aussi pisteurs ou trackbacks) accompagnés du résumé du billet vers lequel ils pointent.

Raisons de cette invariance

La présentation varie peu d’un blog à un autre pour plusieurs raisons.

D’abord, la structure chronologique des billets impose une exhibition des billets soit par antéchronologie soit par chronologie. (Sur la page d’accueil, l’antéchronologie est préférée pour des raisons évoquées plus haut.)

De plus, les mêmes fonctionnalités reviennent souvent car elles sont bien adaptées à une lecture à partir d’un navigateur.

Ce format contraint réduit les possibilités créatives dans le design des blogs.

Addendum

D’autre part, un fil RSS ou Atom (appelé aussi « fil de nouvelles ») rassemblant tout ou partie des derniers billets ou commentaires parus est mis à disposition des visiteurs, de façon à leur permettre de tenir à jour leur lecture de manière rapide au moyen d’un logiciel appelé agrégateur.

Au sein de sa diversité, la blogosphère est composé de communautés de blogs qui réunissent des individus au même tendance politique, aux mêmes passions… Ces communautés de blogs se lient entre elles grâce à des liens hypertextes. Une communauté peut décider de publier tous les billets concernant un sujet donné sur un site Web appelé Planet. Voir par exemple le Planet Gnomefr.
Le plus souvent, un blog permet d’afficher les billets selon une structure différente : par thèmes, par mois, ou en effectuant une recherchant en utilisant unmoteur.

Enfin, beaucoup d’auteurs de blogs accordent une grande importance à la présentation de leur blog et certains en modifient leur présentation graphique régulièrement — ou en proposent plusieurs au choix (on parle de thèmes, d’habillages, de templates ou de skins).

La frontière entre blogs et mailing lists est floue au point de confondre liste de diffusion et blog au sein de l’interface Gmane.

Aspects sociaux

Les blogs tenus par des adolescents sont très nombreux en France (près de six millions de blogs sur Skyblog selon le site en 2006), et plus généralement sur le Web. Il existe une certaine fracture numérique entre les générations, qui n’ont pas toutes ni les moyens ni l’envie de s’approprier le Web de cette manière bien que, techniquement, un blog se consulte comme un site Web, ce à quoi la grande majorité des utilisateurs actuels d’internet sont familiers. Plusieurs affaires judiciaires ont mis en cause des élèves insultant des professeurs sur leur blog et ont été l’occasion de débats au sein des équipes pédagogiques et dans les médias.

Cependant la tendance du blog s’étend aux plus âgés. Les blogs relatant la vie en entreprise ont déjà conduit à plusieurs licenciements. Pour cette raison (et d’autres), certaines personnes tiennent plusieurs blogs en même temps.

Le monde des affaires, des politiques et le secteur associatif se sont aussi emparés de l’outil, en tant que nouveau média de masse. Les blogs participent donc désormais aux stratégies de communication des entreprises, des associations, des auteurs, des personnes en recherche d’emploi.

Certains blogueurs veulent mettre en avant leur indépendance envers les médias traditionnels et leur réactivité. Un de ses faits d’armes a consisté à “sortir” des informations avant tous les autres pendant l’affaire Monica Lewinsky. De même la critique des médias traditionnels, supposés vendus à l’adversaire politique, est un levier puissant pour occuper le terrain des blogs. Cette technique a été utilisée aussi bien par les républicains que par les démocrates lors de la campagne précédant la réélection de George W. Bush de 2004 (voir en:Rathergate) ou lors du Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe (voir les dossiers d’Acrimed).

Usenet, qui se promettait au même but, a rapidement perdu en popularité face à l’avènement du web, submergé par une masse d’informations douteuses noyant les fameux rares scoops et succès contre la censure, systématiquement mise en avant comme justification du phénomène, plombé par les problèmes de spam, excédé par les polémiques incessantes. Ces trois phénomènes étant aussi évidents dans les blogs, un ex-blogueur francophone célèbrissime a prédit leur fin prochaine ([1]) de ce phénomène pour l’instant en pleine expansion.

Historique

Les blogs sont apparus assez tôt mais n’ont vraiment pris de l’ampleur que récemment en absorbant son public à partir de l’énorme bond en avant de la connectivité Internet dans le monde entier et de la désaffection d’autres médias moins utilisés comme Usenet d’une part et de l’abandon de la complexité des sites perso d’autre part.

Les premiers blogs sont apparus aux États-Unis à la fin des années 1990, comptant parmi ses adeptes des blogueurs comme Jason Kottke, Tristan Louis, Meg Hourihan et Matt Haughey. Leur blog était présenté sous la forme d’un carnet de bord recensant les pages Web (au moyen d’une liste d’hyperliens) que l’auteur avait jugées intéressantes, accompagnées de commentaires. Les blogs ont servi dès l’origine à présenter ce type de contenu. D’ailleurs, ce genre reste toujours populaire aujourd’hui dans la blogosphère.

Les premiers blogs francophones apparaissent en 1996 ; par exemple : La décharge, Le Couac, Mysterious Yanick D., L’organe, Le Scarabée et Ze-Woc.

Aujourd’hui, les blogs tendent à mettre à profit les fonctions multimedia du Web : photoblog, baladodiffusion, videoblog, mobiblog, webcam etc.

Marché de la gestion de blogs

Le développement de ces sociétés (Skyblog, Over-Blog, Blogger totalisent des millions de blogs personnels en 2006) est en pleine croissance : le « marché » du blog a explosé au cours des années 2004 et 2005, et tenir un blog est désormais une pratique courante.

Il s’établit également une concurrence entre blogs et média/sondeurs. Des opinions s’expriment avec force et de manière nombreuse, à la manière d’un sondage. Des opinions fortes et charismatiques peuvent même finir par diriger une partie de l’opinion ; on l’a vu lors des dernières élections présidentielles américaines et du référendum sur la constitution européenne en France.

La possibilité d’accueillir sur son blog des régies d’annonce en ligne (comme Adsense) ou des liens commerciaux (Affiliation Amazon) permet au blogueur de générer des revenus. Ainsi, par exemple, un blog qui traîte de littérature peut rediriger ses lecteurs vers des librairies en ligne.

Des annuaires de blog fonctionnant éventuellement en tant qu’agrégateur Web personnel sont souvent financés par ces services de marketing.

Voir aussi splog

Vocabulaire

Blog est issu de l’aphérèse d’un mot composé né de la contraction de « web log » (c’est-à-dire carnet de bord Web). La francophonie tente de trouver des équivalences ou des alternatives à cet anglicisme, bien que le franglais soit fréquent sur le Web, notamment parmi ses techniciens, qui rendent souvent compte de la nouveauté par le biais d’anglicismes et de néologisme.

Un blogueur / une blogueuse (en anglais blogger) est l’individu qui a l’habitude de bloguer : il écrit et publie les billets, sans entrer dans la composition de tous les commentaires qui y sont associés. La blogosphère est l’ensemble des blogs. Parfois, par métonymie, on désigne l’ensemble des blogs d’une communauté précise : la blogosphère homosexuelle, la blogosphère des standards Web… abrégées en la blogosphère.

Le vocabulaire intuitif potentiel est vaste et participe du buzz autour du phénomène : blogage, blogable, bloguitude, moblog, blogiciel, audioblog, vidéoblog, photoblog, blogogeoisie ou blogeoisie (terme ironique désignant les blogueurs dont les sites sont très visités), bloguien, carnetier/carnetière, carneter (le verbe), carneticiel, carnetable, carnetage, carnetodépendance, carnetosphère, audiocarnet, vidéocarnet, photocarnet, carnetiquette, blook… Ces mots nouveaux rendus nécessaires par l’émergence de nouvelles technologies anglophones contrebalancent l’inertie de la langue française.

Franciser l’anglicisme

La francophonie tergiverse sur la souveraineté du mot blog, bien qu’il soit pour l’instant le plus couramment utilisé dans les faits. Utiliser blog, directement dans la graphie anglaise (qui figure dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert) évite l’homographie entre un blog et je blogue. D’autres équivalents sont détaillés dans ce paragraphe. Le processus d’adoption d’un néologisme s’est déjà vu à de nombreuses reprises dans le milieu informatique, par exemple pour les mots hardware et software dont a tiré les mots équivalents matériel et logiciel et pour lesquels avaient été proposés des équivalents comme quincaille et mentaille.

L’Office québécois de la langue française (OQLF) soutient la forme francisée blogue ((voir les raisons de ce choix). Cette lexicalisation permet en effet de créer les dérivations bloguer, blogueur, bloguesque, etc., d’éviter la confusion bloggeur, blogger et semble être adoptée progressivement par toutes les communautés.

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie a choisi le mot bloc-notes (voir le bulletin du 20 mai 2005 paru au JO), ce qui rend son utilisation obligatoire pour les administrations et services de l’État français. Ce mot rentre en conflit avec la traduction des mots notepad et notebook déjà utilisés par ailleurs en informatique. De plus, il n’autorise pas de dérivés évidents (comme blogosphère.) Cependant, il est sémantiquement équivalent à blog.

Par ailleurs, d’autres traductions ont émergé çà et là au sein de communautés de blogueurs, sans connaitre pour l’instant un grand succès :

  • Cybercarnet, carnet Web (surtout au Québec) dont la qualité descriptive et le caractère francophone est évident.
  • Journal Web, webjournal ou joueb, qui ne distinguent pas le journaliste du blogueur, à tort selon la majorité des blogueurs, mais qui sonnent bien à l’oreille. (Joueb est un mot-valise, contraction de journal et Web inventé en juin 2001 par Biz de la communauté en ligne c-est-tout.com ; cette dernière s’est renommée par la suite et est devenue joueb.com.)
  • Journal extime n’est pas issue du Web mais empruntée à l’écrivain Michel Tournier. Elle décrit étymologiquement un journal intime public, mais ne rend pas compte de la diversité de la blogopshère.

Voir aussi

Articles connexes

Pratiques des blogs
Éditeur de blogs en ligne
Logiciels de blog
Lexique des blogs

Extrait de l’article Blog de Wikipedia.

icon for podpress  Blog: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

4 commentaires 28 novembre 2006

Vasco De Gama - Baladiffusion “La Voix du Savoir”

1 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 51 Votes | Average: 5 out of 5 (1 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Vasco de Gama (ou Vasco da Gama) (v. 1469 à Sines au Portugal - 24 décembre 1524 à Cochin en Inde) est un navigateur portugais, premier européen à arriver en Inde en contournant le Cap de Bonne Espérance.

Il est le fils de Estêvão de Gama, noble portugais.

Lorsque Vasco de Gama s’embarque en 1497 à la tête de quatre navires, cela fait environ un siècle que les Portugais, à la suite des expéditions lancées par le prince Henri le Navigateur, explorent méthodiquement les côtes africaines. En particulier, Bartolomeu Dias a doublé en 1488 le Cap de Bonne Espérance, et l’étape suivante consiste à rallier l’Inde et ses richesses. Au passage, on espère trouver le mythique royaume du prêtre Jean, et conclure avec lui une alliance contre les ottomans, mais cet espoir sera déçu.

En revanche, Vasco de Gama arrivera en Inde, à Calicut, après environ un an de navigation. Sur le plan commercial cette expédition sera toutefois un échec : les marchands arabes sont implantés depuis longtemps dans la région, et font ce qu’il faut pour évincer des concurrents potentiels.

En 1502, le nouvel « amiral des Indes » reprend la mer, avec une flotte nombreuse (une vingtaine de navires de guerre). Cette expédition marque les débuts de l’empire colonial portugais, et rapportera à la couronne un butin important ainsi que des privilèges commerciaux importants….

Couvert d’honneurs, Vasco de Gama va pourtant être laissé dans une semi-retraite pendant 20 ans, avant d’être nommé vice-roi des Indes en 1524. Il meurt cependant peu de temps après y être arrivé. Ses restes seront ramenés au Portugal en 1536.

Extrait de l’article Vasco de Gama de Wikipedia.

icon for podpress  Vasco De Gama: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 23 novembre 2006

Erik le Rouge - Baladiffusion “La Voix du Savoir”

2 Votes | Average: 4 out of 52 Votes | Average: 4 out of 52 Votes | Average: 4 out of 52 Votes | Average: 4 out of 52 Votes | Average: 4 out of 5 (2 votes, moyenne: 4 sur 5)
Loading ... Loading ...

Erik le Rouge (en Norrois Eirikr Raude) (de 950 à 1003 ou de 940 à 1010) était norvégien. Il s’appelait Eirikr Thorvaldsson, mais ses comtemporains le surnommaient « Le Rouge » parce qu’ il était roux.

Banni de Norvège à la suite d’un meurtre, il s’installa au nord-ouest de l’Islande où il épousa Thiodhild (Thjódhildr) qui lui donna trois fils. Il eut aussi une fille illégitime.

A la suite de plusieurs querelles suivies de condamnations, il fut à nouveau banni pour meurtres (il tua deux Islandais qui avaient battu à mort certains de ses esclaves). Il décida d’explorer la terre que Gunnbjörn Úlfsson avait visitée à l’ouest de l’Islande. Vers 982, il dut s’en aller au Groenland avec sa famille et tenta ensuite d’y attirer des colons (vers 985). Quelques années plus tard, l’un des fils d’Érik le rouge, Leif Erikson découvrit Terre-Neuve que les Vikings appellèrent alors Vinland, cinq siècles avant l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique.

On estime les premier colons à 450 personnes. Plus tard, leur nombre s’éleva peut-être à 3000, répartis en deux établissements situés tous deux au fond de fjords de la côte ouest (bizarrement dénommés Etablissement de l’Ouest et Etablissement de l’Est). Erik resta païen, mais sa femme Thjódhildr, chrétienne, fit vite construire une église dont il subsiste des traces. Les colons s’organisèrent politiquement sur le modèle islandais, mais l’évêque de Gardhar exerça assez vite une autorité morale et politique jusqu’à la soumission du Groenland à la couronne de Norvège en 1261.

Victimes d’un refroidissement du climat, des luttes avec les indigènes esquimaux ou de la famine, les Scandinaves disparaissent du Groenland vers la fin du XIVe siècle.

Extrait de l’article Erik le Rouge de Wikipedia.

icon for podpress  Erik le Rouge: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 21 novembre 2006

Peter Blake (navigateur)- Baladiffusion “La Voix du Savoir”

3 Votes | Average: 4.33 out of 53 Votes | Average: 4.33 out of 53 Votes | Average: 4.33 out of 53 Votes | Average: 4.33 out of 53 Votes | Average: 4.33 out of 5 (3 votes, moyenne: 4.33 sur 5)
Loading ... Loading ...

Sir Peter Blake, (1er octobre 1948 - 6 décembre 2001) est un navigateur néo-zélandais, compétiteur de haut-niveau en voile. Il a remporté, entre autres, la prestigieuse Coupe de l’America pour la Nouvelle-Zélande ce qui lui a valu l’anoblissement par la reine d’Angleterre.

Son palmarès

Peter Blake est le seul navigateur ayant participé, de 1974 à 1990, aux 5 premières éditions de la Witbread, course autour du monde en équipage par étape aujourd’hui renommée Volvo Ocean Race, d’abord comme équipier, puis comme skipper et il remporta la course en 1990 à bord de Steinlager 2, un ketch avec 15 équipiers.

Il remporte, en 1994, un nouveau succès dans sa participation au Trophée Jules Verne. En équipage sur le catamaran Enza New-Zeland il établi le record de 74 jours, 22 heures et 17 minutes.

Devenu un capitaine renommé, il participe au challenge de l’équipe de Nouvelle-Zélande dans la Coupe de l’America en 1995. Le bateau néo-zélandais NZL 32 se hisse en finale des challenger, et remporte la victoire devant Young America. En 1999, les Néo-Zélandais renouvellent le défi, cette fois-ci dans la position du defendeur, et font appel à Peter Blake pour prendre la direction de course de l’équipe ; ils remportent une nouvelle fois la prestigieuse coupe sur le plan d’eau d’Auckland, Peter Blake devient un héros national.

Fin tragique

Sir Peter Blake, âgé de 53 ans, s’était retiré des courses nautiques et se consacrait désormais à des études environnementales.

Le 5 décembre 2001, à bord de son bateau Seamaster (anciennement l’Antarctica de Jean-Louis Étienne), il se trouvait en mission dans l’estuaire de l’Amazone avec sa famille et ses collaborateurs quand il fut attaqué par un groupe de pirates. Peter Blake fut tué et deux membres d’équipage blessés. Les pirates, arrêtés par la suite, ont été condamnés à 32 ans de prison.

L’émotion causée par cette fin tragique fut grande ; en 2002, Sir Peter Blake fut décoré à titre postume de l’Ordre olympique décerné par le Comité international olympique.

Extrait de l’article Peter Blake de Wikipedia.

icon for podpress  Peter Blake: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger

Ajouter un commentaire 19 novembre 2006

Eric Tabarly - Baladiffusion “La Voix du Savoir”

2 Votes | Average: 4.5 out of 52 Votes | Average: 4.5 out of 52 Votes | Average: 4.5 out of 5