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Noël est une fête religieuse chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus-Christ, commémorée par des offices religieux spéciaux, des échanges de cadeaux et de voeux. Noël est aussi un jour férié dans de nombreux pays de tradition chrétienne, qui tombe le 25 décembre dans les pays de tradition catholique ou protestante, et le 7 janvier dans les pays de tradition orthodoxe.
Le mot
Noël, (vers 1112) est issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (relatif à la naissance). L’”o” de Noël vient de la dissimilation des deux “a” de natalis et le tréma (1718) note la diérèse.
Antériorité
Bien avant le christianisme, l’époque du solstice d’hiver était déjà une période charnière de l’année, qui regroupait de nombreuses croyances relatives à la fertilité, la procréation et à l’astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Mais à part la fête chrétienne, aucune des fêtes décrites ci-après n’a porté le nom de « Noël », même si certaines croyances pré-chrétiennes ont continué à être pratiquées au moment de Noël après l’apparition du mot.
Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l’arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Dans le temple mégalithique de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d’hiver. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.
La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant dans son giron l’enfant Horus. Certains y voient une préfiguration de la Vierge Marie, tenant sur ses genoux l’enfant Jésus.
La fête juive de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé “Kislev”, au voisinage du solstice d’hiver. Le premier Livre des Macchabées, conservé par le canon chrétien, insiste sur l’importance de cette date et de cette célébration.
Les Romains fêtaient les Saturnales : du 17 au 24 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s’offraient toutes sortes de cadeaux. Le calendrier julien, réformé par Jules César, cherche à stabiliser l’équinoxe de printemps au 25 mars et le solstice d’hiver au 25 décembre. Sous l’empire romain, le 25 décembre devint la fête du “soleil invaincu” avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.
Quand Jules César créa le calendrier julien, le solstice d’hiver fut fixé au 25 décembre. Mais la légère erreur du calendrier julien fit progressivement avancer solstices et équinoxes : au moment du Concile de Nicée, le solstice tombait le 21 décembre, mais la Fête de la Nativité fut maintenue au 25 décembre, neuf mois après l’Incarnation, le 25 Mars. En 354, le 25 décembre devint ainsi la date de la naissance de Jésus Christ, le 1er janvier, huit jours après la Nativité, la date de la Circoncision et le 2 février, quarante jours après Noël, celle de la Purification de la Vierge (Chandeleur). En 1582, le calendrier grégorien remit le solstice, qui avait continué d’avancer jusqu’au 11 décembre, au 21 décembre, pour respecter les décisions du Concile de Nicée et la réalité des saisons.
Célébration de la Nativité de Jésus-Christ
Pour les chrétiens, elle commémore la naissance de Jésus de Nazareth qui selon la tradition serait né à Bethléem le 25 décembre de l’an 1 av. J.-C. (puisque l’année 1 est celle de son premier anniversaire et qu’il n’existe pas d’année 0).
C’est le pape Libère qui, en 354, aurait fixé la naissance de Jésus au 25 décembre et codifié les premières célébrations pour promouvoir l’essor du christianisme tout en assimilant les fêtes populaires et païennes célébrées autour du solstice d’hiver.
Avant lui, les chrétiens fêtaient la naissance du Christ le même jour que l’adoration des mages (épiphanie ou “manifestation du Seigneur”) et le baptême dans le Jourdain : le 6 janvier. L’Église apostolique arménienne est la seule Église à perpétuer aujourd’hui cet usage des premiers siècles. Quant aux Églises orthodoxes, elles fêtent Noël le 25 décembre et le baptême du Christ le 6 janvier.
Voici un extrait d’un texte de Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras (16 décembre 2004) à propos de la fête de Noël :
« Les évangélistes dont un sur quatre seulement propose un récit de la naissance de Jésus étaient bien incapables d’en situer la date exacte. Excellente pédagogue, l’Église, en Occident, a fixé en 353 la célébration de Noël au moment de la fête païenne du solstice d’hiver. Le signe est magnifique. Les rayons du soleil sont au plus bas de leur déclin. Progressivement le jour va s’imposer à la nuit. La lumière va triompher. Le Christ naissant est alors loué et accueilli comme la lumière qui brille dans les ténèbres, comme le jour qui se lève sur l’humanité engourdie et endormie. Il est le jour nouveau qui pointe à minuit. »
Pour noter cette naissance d’un Dieu parmi les hommes, les chrétiens disent que Jésus-Christ est l’Emmanuel, mot hébreu qui signifie “Dieu parmi nous”.
Origines de la fête
Le solstice d’hiver était célébré bien avant que ne naisse le christianisme : les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 24 décembre et pendant ce temps de bascule vers l’an neuf, les esclaves devenaient les maîtres et inversement. Ils fêtaient également la naissance du soleil invaincu au solstice d’hiver (vers le 21 décembre en Europe) qui commençait la nouvelle année, annoncée par le rallongement des jours. Venu de Perse, ce culte de Mithra s’est répandu au ive et iiie siècles av. J.-C. et se concluait par le sacrifice d’un taureau, le Sol Invictus (Soleil Invaincu) correspondant à la naissance du jeune dieu solaire, qui était censé surgir d’un rocher ou d’une grotte sous la forme d’un enfant nouveau-né. La fête des Sigillaires, « ancêtre » de la Saint-Sylvestre, concluait les festivités à la fin du mois de décembre. Lorsque Jules César réforme le calendrier, le solstice d’hiver tombe un 25 décembre. Mais le calendrier du mathématicien Sosigène d’Alexandrie (calendrier julien, avec des années de 365 jours et une année bissextile tous les quatre ans) était imprécis car il donnait onze minutes en trop tous les ans. Le temps passant, le décalage devient de plus en plus visible. En 325, on constate lors du Ier concile de Nicée qui fixe la date de Pâques, que l’équinoxe qui se déroule le 21 mars aurait dû tomber le 25 mars, faute au décalage non pris en compte dans le calendrier julien.
En Norvège, au xe siècle, le roi Håkon den Gode aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l’hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêté en même temps que le Noël chrétien [1].
En 1582, où Pâques tombe un 11 mars, le pape Grégoire XIII décide de corriger le calendrier julien et le remplace par le grégorien, plus précis : il supprime les années bissextiles en trop, remet Pâques à l’équinoxe de printemps, retire les jours entre le 4 et le 15 octobre 1582 mais ne veut pas corriger Noël, qui tombe alors un 25 décembre, conformément au Concile, mais contrairement à la fête païenne romaine.
Symboles contemporains
Dans les sociétés occidentales, il existe plusieurs symboles de Noël.
Les symboles spécifiquement catholiques
• La crèche est une mise en scène de la naissance de Jésus telle qu’elle est présentée dans le Nouveau Testament : sur une table, ou à même le sol, on bâtit une étable miniature dans laquelle on dispose des personnages (en terre cuite souvent) représentant les parents de Jésus et les bergers réunis autour du nouveau-né. La première crèche aurait été réalisée par François d’Assise en 1223 à Greccio, en Italie ; il s’agissait alors d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels. Depuis le xviiie siècle, la tradition de la crèche s’est perpétuée dans tout le monde catholique, et particulièrement en Provence où des personnages nouveaux ont été ajoutés, les santons, qui représentent les métiers traditionnels ou des scènes de la vie quotidienne de la région. Les rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar, trois érudits de l’époque du Christ, sont représentés en route vers cette même étable, mais on ne célèbre leur arrivée qu’à l’Épiphanie.
• La messe de minuit, messe du 24 décembre au soir, au cours de laquelle on célèbre la Nativité de Jésus-Christ, c’est-à-dire sa naissance. Traditionnellement elle commençait à minuit ; aujourd’hui elle a lieu de plus en plus souvent en début de soirée.
• L’Avent, période liturgique qui englobe les quatre dimanches qui précèdent Noël. Traditionnellement, les chrétiens allument une bougie le premier dimanche, puis une de plus chaque dimanche suivant, symboles de la lumière qui va renaître le soir de Noël. De cette période est née la tradition du calendrier de l’Avent : cela consiste, dans une grande planche en carton prédécoupée, à ouvrir des petites fenêtres, une par jour depuis le 1er décembre jusqu’à Noël (24 jours). Chaque fenêtre contient une phrase de l’Évangile (version chrétienne), ou une petite confiserie (version païenne).
Les autres symboles
• La veillée de Noël, soirée du 24 décembre qui, pour les catholiques, est coupée par la messe de minuit.
• Le Père Noël, personnage allégorique représenté par un vieil homme barbu chargé d’apporter des cadeaux aux enfants. Il est entouré de tout un folklore : traîneau volant tiré par des rennes, lettre de demande de cadeaux à son intention, etc. S’il était à l’origine coloré en vert ou en rouge, c’est une marque de soda américaine qui a rendu universel l’habit actuel entièrement rouge et blanc, qui avait été popularisé par les illustrateurs de la fin du xixe siècle. Il est inspiré (entre autres) du saint Nicolas chrétien et de Julenisse, un lutin scandinave qui avait la même fonction à la fête de la mi-hiver (« jul », en norvégien « Jol » ou « Midtvintersblot » correspond au solstice d’hiver) et aidait aux travaux de la ferme.
• les cadeaux de Noël, présents que l’on échange le jour de Noël avec les personnes réunies sous le même toit, et dans les jours qui suivent avec la famille et les amis proches. Ces cadeaux sont bien emballés dans des papiers aux motifs colorés. Ils sont ouverts le matin de Noël, ou parfois à la fin de la veillée de Noël. Pour les enfants, ces cadeaux sont essentiellement des jouets, et Noël est la période où les marchands de jouets réalisent l’essentiel de leurs ventes.
• Les décorations de Noël, aussi bien à l’intérieur des habitations que dans les rues, qui donnent un air de fête. Elles sont souvent lumineuses pour pouvoir être allumées dès la nuit tombée.
• Le sapin de Noël, toujours présent à l’intérieur des habitations, est chargé de décorer et de regrouper les cadeaux de Noël dans les familles. Le premier arbre de Noël serait apparu en Alsace en 1521. En fait la tradition d’un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d’hiver. Les Scandinaves faisaient de même pour la fête de Jul, qui avait lieu à peu près à la même date que Noël. L’installation de cet arbre sera d’ailleurs considéré comme une pratique païenne jusqu’au milieu du xxe siècle par l’Église catholique. Au contraire les Protestants l’adopteront dès la Réforme de 1560 comme symbole de l’arbre du paradis.
• Le repas de Noël, avec la dinde de Noël et la bûche de Noël, repas festif du jour de Noël (le 25 décembre). La bûche de Noël est un dessert en forme de petite bûche ; souvent c’est un gâteau roulé recouvert de crème au chocolat, parfois il s’agit d’une glace. Cette bûche rappelle la tradition ancienne de mettre dans le feu une grosse bûche au début de la veillée ; cette bûche avait été choisie pour sa taille et sa qualité car elle devait brûler pendant toute la veillée.
• Le marché de Noël, qui précède Noël. Il se compose de petites échoppes habituellement en bois et construites pour l’occasion, qui proposent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent artisanaux. En France, la tradition des marchés de Noël, vivante dans l’Est (Alsace), s’est répandue dans le reste du pays au cours des années 1990.
Aspects sociologiques et économiques
Avec la mondialisation des échanges culturels et la laïcisation de la société, les festivités liées à Noël prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l’interprétation religieuse.
Noël devient donc, pour certains, une fête païenne où, généralement, des membres d’une même famille se retrouvent et s’échangent des cadeaux entre eux selon un rituel assez universel : décoration de son habitation et de l’arbre de Noël (sapin dans les pays froids ou tempérés) ; installation le soir du 24 décembre pour le réveillon de Noël des chaussures de tous les membres de la famille au pied de l’arbre ; ouverture des cadeaux quelques heures après, souvent le matin du 25 décembre ; repas constitué d’une dinde de Noël et se terminant par une bûche de Noël ; etc. Ce rituel se retrouve également à l’échelle d’une population locale avec la décoration des rues et vitrines de magasin des villes et villages dès le début du mois de décembre, la venue du père Noël sur les marchés ou dans les écoles maternelles, ou en janvier par la galette des rois, qui fête l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus.
Ces traditions sont très largement admises et partagées par la majorité des chrétiens pratiquants qui particularisent leur fête religieuse par l’ajout d’une crèche et, pour les catholiques, la célébration de la Nativité pendant la messe de minuit ; quelques-uns y voient cependant un détournement de la fête de Noël. Déchristianisé, ce jour devient, pour certaines familles, la fête où les parents célèbrent leurs enfants : ils manifestent leur amour par des cadeaux sans raison (contrairement aux anniversaires, fêtes individuelles, etc.). Cet aspect sociologique de Noël est détaillé dans le documentaire Noëls Noëls de Marie Desmeuzes diffusé en 1998.
Si toutes les religions connaissent des fêtes où les parents remercient leurs enfants d’exister, comme par exemple Pourim, les instances catholiques expriment depuis longtemps leur désapprobation devant la tournure mercantile que prend cette fête. D’autant que Noël n’est pas la seule fête religieuse détournée de son objectif : ainsi l’importance que prend la chasse aux œufs (recherche par les enfants de confiseries cachées par leurs parents) à l’occasion de Pâques. Exceptionnellement cette désapprobation a pu prendre des aspects pour le moins spectaculaires, comme le 23 décembre 1951 où une effigie représentant le père Noël fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon par des paroissiens. On vit alors les forces de gauche mener des manifestations de défense du vieux bonhomme, pourtant caution morale de la société de consommation et génie du marketing événementiel. Ce fait divers a largement inspiré la rédaction d’un article de Claude Lévi-Strauss en mars 1952 : Le Père Noël supplicié.
L’achat massif de cadeaux pour Noël a pour effet un pic dans la consommation, notamment sur les secteurs du jouet, du loisir et de la restauration.
En réponse à cette frénésie d’achats, une journée mondiale sans achat, programmée le plus souvent le 25 novembre, est organisée par les adbusters aux fins de dénoncer l’aspect économique de cette fête, et par extension la consommation de masse en général.
Extrait de l’article Noël de Wikipedia
25 décembre 2006

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« Père Noël » est le nom français de « Sinter Klaas », le nom néerlandais de saint Nicolas. Il fit son apparition aux États-Unis au xixe siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au milieu du xxe siècle. Qu’il soit appelé « Santa Claus », « Father Christmas », « Weihnachtsmann » ou « Père Noël », sa fonction principale est de distribuer des cadeaux dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année entre le 24 et le 25 décembre.
Le Père Noël est aussi largement inspiré de Julenisse, un lutin qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l’hiver, la « Midtvintersblot », ainsi que du dieu celte Gargan, (qui inspira le Gargantua de Rabelais) et du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure.
Même si le mythe peut varier fortement d’une région à l’autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du plein hiver dans l’hémisphère nord au plein été dans l’hémisphère sud, on l’imagine généralement comme un gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; il habite dans un pays nordique (recouvert de neige) et des lutins l’aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d’un traîneau volant tiré par des rennes (ou sur une planche de surf en Australie). Il entre dans les maisons par la cheminée (s’il y en a une) et dépose les cadeaux dans des chaussures disposés autour du sapin ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin de Noël.
Histoire
Saint Nicolas ou Nicolas de Myre, le personnage qui a servi de source d’inspiration au Père Noël, vivait au ive siècle au sud de la Turquie actuelle près d’Antalya. Il était évêque de Myra. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du Concile de Nicée, moment important du christianisme. Selon la légende, il aurait sauvé de la mort trois enfants. À partir du xiie siècle, la légende du saint s’enrichit avec le personnage du père Fouettard qui punit les enfants désobéissants. Ce personnage disparait dans le passage au mythe de Santa Claus.
Au xie siècle sa dépouille est volée par des marchands italiens mais ils laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à Bari dans le talon de la Botte, la relique produirait des miracles.
En Europe, les rituels liés à l’approche de l’hiver sont ancestraux. Une tradition païenne voulait que, pour exorciser la peur de l’obscurité, les jeunes hommes se grimaient et allaient de maisons en maisons pour quémander des offrandes. Le vieux qui présidait ce cortège, est appelé Noël dès le xiie siècle en France. Au Moyen Âge, l’Église catholique décide de remplacer les figures païennes par des saints. saint Nicolas est alors présenté comme le saint protecteur des enfants. En mémoire, le 6 décembre de chaque année, un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était (grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.
À la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l’enfant Jésus (le Christkind allemand). C’est au Pays-Bas que saint Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinterklaas. Étrangement, au Canada, les francophones catholiques utiliseront longtemps ce personnage de l’enfant Jésus, alors que Santa Claus se chargera de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. De même, bien avant la popularisation du père Noël, les catholiques français attribuaient au Petit Jésus les cadeaux de la nuit de Noël.
Au xviiie siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : les figures chrétiennes sont remplacées par d’anciens symboles germaniques. C’est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël (Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.
Parallèlement les États-Unis adoptent la coutume néerlandaise de fêter saint Nicolas. Ce sont en effet les Hollandais qui fondent la Nouvelle-Amsterdam au XVIIe siècle, qui deviendra New York quand elle sera prise par les Anglais. Après la guerre d’Indépendance, ses habitants se souviennent de leurs racines hollandaises et Sinter Klaas revient par la littérature et les illustrateurs. Il s’agit alors d’un vieillard à barbe blanche portant un manteau à capuchon. Moralisateur, il récompensait les enfants sages et punissait les dissipés. Progressivement, cette « fête des enfants » est rapprochée de la célébration de la nativité.
Le 23 décembre 1822, le pasteur américain Clement Clarke Moore publie un poème intitulé « A Visit from St Nicholas », dans lequel il présente saint Nicolas comme un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplaçe sur un traineau volant tiré par huit rennes nommés « Fougueux », (Dasher) « Danseur », (Dancer) « Fringant », (Prancer) « Rusé », (Vixen) « Comète », (Comet) « Cupidon », (Cupid) « Élégant », (Donder), et « Éclair » (Blitzen). Ce poème a joué un rôle important dans l’élaboration du mythe actuel. Publié pour la première fois dans le journal Sentinel de New York le 23 décembre 1823, il fut repris les années suivantes par plusieurs quotidiens américains, puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.
C’est vers 1850 que le passage de la célébration de la Saint-Nicolas à celle de Noël se fixe au Royaume-Uni, en lien avec Charles Dickens et ses « Livres de Noël ».
En 1860, le journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly représente Santa Claus vêtu d’un costume rouge orné de fourrure blanche et d’une large ceinture de cuir. Pendant près de 30 ans, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste du journal, illustra par des centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus et donna au mythe ses principales caractéristiques visuelles : un petit bonhomme rond, la pipe au coin de la bouche comme un Hollandais, recouvert de fourrure. C’est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la résidence du Père Noël au pôle Nord. Cette idée fut reprise l’année suivante par l’écrivain George P. Webster.
En 1931, le Père Noël fit son apparition dans une image publicitaire diffusée par la compagnie Coca-Cola. C’est le dessinateur Haddon Sundblom qui donna au personnage un ventre rebondi, un air jovial et son costume rouge et blanc à l’image des couleurs de Coca-Cola. Une étude approfondie de la représentation du Père Noël dans les années précédentes montre pourtant que son aspect était déjà bien défini et ancré dans l’imaginaire public, du moins aux États-Unis. Avant Coca-Cola, de nombreuses firmes avaient déjà utilisées son image dans des publicités, comme Michelin par exemple. Finalement, son apparence n’a pas beaucoup changé depuis les premiers dessins en couleurs de Thomas Nast.
En France, les catholiques, qui depuis longtemps s’échangeaient des petits cadeaux le soir de Noël en l’honneur de la naissance du Christ, résistèrent longtemps au « père Noël », patronyme qui désignera le personnage popularisé en France par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre, dans des pays n’ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.
Anecdotes
Le lieu d’habitation du père Noël est très controversé. Selon les Norvégiens il habite à Droeback, à 50 km au sud d’Oslo. Pour les Suédois, c’est à Gesunda, au nord-ouest de Stockholm. Les Danois sont persuadés qu’il habite au Groenland alors que les Américains le logent à NorthPole en Alaska. En 1927 les Finlandais ont décrété que le père Noël ne pouvait pas vivre au Pôle Nord car il faut qu’il nourrisse ses rennes, sa résidence était donc en Laponie, au Korvatunturi. Malheureusement cette région est un peu isolée, ils l’ont donc fait déménager près de la ville de Rovaniemi. La Sibérie revendique également cet honneur, mais il y a sans doute confusion avec Ded Moroz, le cousin russe du père Noël qui est fêté le 7 janvier avec sa fille Snegourotchka. Le Canada, pour sa part, prétend humblement qu’il serait simplement dans le grand-nord canadien, plus particulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest.
Dans le Pacifique, l’île Christmas se revendique également comme une résidence secondaire du père Noël. La Turquie, qui a gardé des reliques de saint Nicolas dans la très touristique région d’Antalya, est aussi de la partie.
Le père Noël a huit rennes (en anglais, leurs noms sont : “Dasher”, “Dancer”, “Prancer”, “Vixen”, “Comet”, “Cupid”, “Donder”, et “Blitzen”). Le neuvième nommé “Rudolphe” fut créé par le poète Robert L. May, en 1939. Il a un nez rouge lumineux et guide l’attelage dans le brouillard.
Dans nombre de pays, une lettre envoyée au Père Noël (que l’adresse soit “Pôle Nord”, “Laponie” ou autre) sera traitée par le service des postes qui répond aux jeunes expéditeurs.
En France, Françoise Dolto, dont le frère était ministre des postes et télécom dans les années 1960, fut la première secrétaire du père Noël, en rédigeant la première réponse du père Noël par l’entremise des PTT.
En 1962, le Ministre des PTT, Jacques Marette crée, au centre de tri de Libourne (le seul autorisé à ouvrir le courrier), un service spécialement chargé de répondre au courrier du Père Noël.
Au Québec on désigne parfois le fameux sac du père Noël sous le nom de poche.
Extrait de l’article “père Noël” de Wikipedia
24 décembre 2006

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Dans la mythologie romaine, on prête à Cupidon à peu près la même origine et la même histoire qu’au dieu grec de l’amour Éros.
Le nom de Cupidon, en latin, implique l’idée d’amour violent, de désir amoureux, en grec Iméros. Mais, dans la mythologie latine, on prête à ce dieu à peu près la même origine, la même histoire qu’au dieu grec Éros, amour.
Ses débuts difficiles
Cupidon, d’après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu’il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu’il causerait, voulut obliger Vénus à s’en défaire. Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Aussitôt qu’il put manier l’arc, il s’en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu’il destinait aux hommes. Depuis il échangea son arc et son carquois contre d’autres en or.
Vénus, disent les poètes, se plaignant à Thémis de ce qu’Éros, son fils, restait toujours enfant, la déesse consultée répondit qu’il ne grandirait point tant qu’elle n’en aurait pas d’autre. Alors sa mère lui donna pour frère Antéros avec lequel il commença à grandir. Par cette jolie fiction, les poètes ont voulu faire entendre que l’amour, pour croître, a besoin de retour. On représentait Antéros, comme son frère, sous la figure d’un petit enfant, avec des ailes, un carquois, des flèches et un baudrier.
Représentations
Il est le plus souvent représenté sous la figure d’un enfant de sept à huit ans, l’air désœuvré, mais malin : armé d’un arc et d’un carquois rempli de flèches ardentes, quelquefois d’une torche allumée ou d’un casque et d’une lance ; couronné de roses, emblème des plaisirs. Tantôt, il est aveugle, car l’Amour n’aperçoit pas de défauts dans l’objet aimé ; tantôt il tient une rose d’une main et un dauphin de l’autre. Quelquefois on le voit entre Hercule et Mercure, symbole de ce que peuvent en amour la valeur et l’éloquence. Parfois il est placé près de la Fortune ayant comme lui un bandeau sur les yeux. Il est toujours peint avec des ailes, et ces ailes sont de couleur d’azur, de pourpre et d’or. Les ailes noires de l’Amour Victorieux du Caravage (voir illustration) font figure d’exception. Il se montre dans l’air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des chars, touche la lyre, ou monte des lions, des panthères et quelquefois un dauphin, pour indiquer qu’il n’y a point de créature qui échappe au pouvoir de l’Amour.
Il n’est pas rare de le voir représenté auprès de sa mère qui joue avec lui, le taquine ou le presse tendrement contre son cœur.
Il arrive aussi qu’il soit représenté sous les traits d’un jeune homme adolescent, avec les mêmes attributs.
Attributs
Parmi les oiseaux, il aime le coq et le cygne, oiseau favori de Vénus ; lui-même prend parfois des ailes de vautour, symbole de la cruauté. Il se plaît à monter sur le cygne dont il embrasse le cou ; et, quand il se tient sur le dos du bélier, on voit paraître sur son visage autant d’allégresse et de fierté que lorsqu’il est assis sur un lion, sur un centaure ou sur les épaules d’Hercule.
S’il porte le casque, la pique et le bouclier, il affecte de prendre une attitude, une démarche guerrières, montrant ainsi qu’il est partout victorieux, et que Mars lui-même se laisse désarmer par l’Amour.
La légende de Psyché
Cupidon s’éprit d’une violente passion pour une simple mortelle, Psyché, princesse d’une beauté ravissante ; et il voulut devenir son époux. Longtemps Vénus fit opposition à ce mariage, et soumit Psyché à de difficiles et presque insurmontables épreuves. Enfin Cupidon alla se plaindre à Jupiter qui se déclara pour lui. Mercure reçut l’ordre d’enlever au ciel Psyché qui, étant admise en la compagnie des dieux, but le nectar, l’ambroisie, et devint immortelle. On prépara le festin des noces. Chaque dieu y joua son personnage ; Vénus même y dansa. Plus tard Psyché mit au monde une fille qu’on appela Volupté déesse de l’amour et des plaisirs. La fable de Psyché (mot grec qui signifie âme) a inspiré Apulée, La Fontaine, le poète V. de Laprade, le grand peintre Baron Gérard, etc.
Extrait de l’article Cupidon de Wikipedia.
17 décembre 2006

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“Apophis est un monstre de la mythologie égyptienne. Il est le dieu égyptien des forces mauvaises et de la nuit. Serpent gigantesque représentant le chaos, il s’attaque quotidiennement à la barque de Rê, mais est chaque fois vaincu. Chaque lever du soleil marquait la victoire de Rê sur Apophis. Il est possible que ce soit l’explication qu’ont trouvée les Égyptiens de l’Antiquité pour expliquer les phénomènes d’éclipse de soleil qui représentaient autant de combats momentanément perdus par le dieu Rê.”
Extrait de l’article Apophis.
Cet article a été baladiffusé depuis l’encyclopédie collaborative Wikipedia.
14 juillet 2006

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“Dans la mythologie égyptienne, Nekhbet est une déesse vautour originaire de El Kab (Nekheb en égyptien) dans la Haute-Égypte. Dans son rôle de protectrice du pharaon, elle est associée à la déesse cobra Ouadjet symbole de Basse-Égypte. Elles forment donc ensemble le symbole redondant des deux terres (le nord et le sud) réunies au nom de pharaon. Elles étaient toutes deux présentes sur le diadème du roi. Nekhbet était alors représentée sous la forme d’une tête de vautour. Lors qu’elle était représentée sur les parois des temples ou des tombeaux, elle apparaissait sous les traits d’une femme portant la couronne blanche de Haute-Égypte, ou sous la forme d’un vautour étendant ses ailes protectrices.
13 juillet 2006

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“Dans l’antiquité égyptienne, l’uræus (prononcer u-ré-uss) est le cobra femelle qui a pour fonction de protéger le pharaon contre ses ennemis. C’est également une puissante déesse, principalement incarnée par Ouadjet (cobra de Bouto). La déesse Ouret-Hékaou (serpent, ou lionne) la personnifie aussi. Dans la mythologie égyptienne, l’uræus est encore l’œil de Rê (et sa fille), soit une déesse solaire. On le retrouve la plupart du temps représenté sur la coiffe de pharaon dont il est l’un des attributs. Généralement dressé sur le front, l’uræus peut aussi orner multiplement la couronne et les bandeaux royaux (voir le buste de Néfertiti, Musée de Berlin). Il est parfois représenté gravé en relief sur les murs des temples funéraires.”
Extrait de l’article Uraeus.
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12 juillet 2006

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“Osiris est le nom grec d’un dieu de la mythologie égyptienne. Il fait partie de la grande EnnéadeHéliopolis). C’est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Heka, le flagellum Nekhekh et la couronne Atef.
Dans les Textes des Pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l’immortalité n’est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.”
Extrait de l’article Osiris de Wikipedia.
10 juillet 2006